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mardi 1 juillet 2008

Le Kurdistan et moi


Avec toutes ces soirées, qui ont fini par me laisser un goût amer dans la bouche, j'en ai oublié de vous parler de ma total failure lors de la mission kurde, samedi dernier.


Alors voilà, en gros, j'ai passé la semaine dernière à ingurgiter 800 pages caractère 8 qui puaient l'humidité sur l'histoire de ladite minorité, chose que ne m'a somme toute finalement pas déplue, mais bref autant vous dire que je la connaissais en long, large et travers, l'Histoire. J'étais calée et overcalée sur les origines antiques, les subdivisions du langages, les alliances ennemies et la famille Barzani.


Sauf que, manque de bol (once again, j'ai envie de dire), je suis bien évidemment tombée sur un spécialiste de la question, qui m'a fusillée sur place d'un :


« Vous savez, je suis prof ailleurs qu'à Sciences Po et j'ai passé une bonne partie de l'année à étudier les minorités au Proche Orient... » BAM ! Prends toi ça dans la tronche, ma fille.


Et c'est sans compter la suite. Après m'avoir gentiment démontré par A+B=C et non pas B', et que donc toute ma première partie est complètement fausse, le voilà qui me pose des questions du genre « et sinon la proportion de sunnites et de chiites en Iran, c'est quoi ? », ou encore « et sinon le système gouvernemental turc du XIIème siècle, c'est quoi ? »...


...sans oublier le coup d'éclat final :


« Mais au fait, c'est quoi le rapport de votre fiche avec le cours magistral ???? »


et là, ce fut le drame.

(enfin, ce furent les vacances, en réalité, donc ranafoutre, comme dirait l'autre).

mercredi 18 juin 2008

Mr Schwarzkopf suite et fin


Ce matin, nous avons eu le dernier cours de Mr Schwarzkopf qui, pour finir en beauté, avait invité un des poids lourds de l'Oréal, histoire de discuter stratégies à adopter pour les entretiens d'embauche. A la fin, ce-dernier parti, on a eu droit à quelques mots, comme à un discours d'adieu, de la part d'un Schwarzkopf presque ému, mais j'ai bien dit presque.


Et le dernier cours était tout aussi paradoxal que le reste du semestre, et que le dîner d'hier soir. Eh oui, pour le dîner de conf', il nous a invités chez lui, dans ses 150 mètres carrés du septième arrondissement, où j'ai cru mourir entre la terrasse avec vue imprenable sur Paris et le design intérieur super épuré, parsemé ça et là de bouquins d'art contemporain, d'objets déco Chanel et de mobilier Starck. Mais il n'empêche que, d'un autre côté, c'était aussi un appartement vide, vide, vide, de vie, de sentiments, de personnalité.


Alors voilà, paradoxe. Entre entre sympathie et stratégie de sa part, entre fascination et dégout de la mienne. J'hésite encore entre vous dire que c'est un type formidable, qui nous a fait un cours béton où on a rencontré plein de gens plus intéressants les uns que les autres, et vous dire au contraire qu'il est le pire stéréotype du sale patron de droite, qui a plus à cirer de son cv sur boursorama que de nos petites têtes passives et assoupies des lundis à 8h.


Pour résumer, ce cours qui à priori était celui qui m'intéressait le moins, est au final celui dont j'ai parlé le plus.

mercredi 11 juin 2008

Relis ta fiche !


Pendant que certains en sont encore à s'arracher les claviers devant leurs nombres de signes, j'en profite pour vous parler de ce devoir obligatoire qui fait aussi lieu de partiel (asserti d'un oral de présentation), et qui obsède tous les deuxième années depuis quelques jours (/semaines /mois), j'ai nommé : la fiche de relecture, à rendre pour demain 13h.


Mais quel est-ce nom barbare, me direz-vous. J'avoue que j'ai moi aussi mis un certain moment à comprendre : relire quoi ? Ne faudrait il pas alors commencer par lire ? Sortis de la basique fiche technique, deux pages, deux parties, deux sous parties, et une bibliographie aussi fake que pédante, on est tous un peu intrigués...


En fait, il n'est pas du tout question de lire. Il s'agit de penser. Et l'exercice, somme toute, est simple. On peut choisir le sujet qui nous chante, tant qu'il est un minimum en rapport avec le cours d'Histoire et Droit des Etats, cours dont le programme, je tiens à le préciser, s'étend de l'Antiquité à plus ou moins nos jours, histoire de faire concis. Je n'y ai d'ailleurs que rarement mis les pieds, sans compter que la conférence associée était assoupissante au possible.


Donc voilà, sujet libre, et développez une pensée, celle que vous voulez, comme vous voulez, du moment qu'elle est inédite, et digne d'être publiable, rien que ça ! Ah oui et aussi, une contrainte, quand même, histoire de, et quelle contrainte... 5000 caractères, espaces non compris, ni plus, ni moins (bon si quand même, tu peux déborder jusqu'à 5010, ah ah ah).


Alors voilà, la préoccupation essentielle, au final, plus que de développer chacun notre propre blabla (car pour ça on est plutôt doués dans la maison), c'est, depuis 24h, de compter et recompter les signes, de reformuler, de couper, de bas-de-page noter (eh oui, elles ne sont pas comprises dans le calcul), sans oublier les heureux utilisateurs d'OpenOffice (suivez mon regard... eh oui moi même) qui ne peuvent compter le nombre de signes qu'avec les espaces, pour faire, au final, moins de quatre pages, et tout ça en double interligne, quoi. Autant dire qu'on s'amuse comme des petits fous.


Ah oui, et moi, j'ai fait ça sur les Kurdes. Ouais, ça m'a pris comme ça. Ou pas.

lundi 19 mai 2008

Entendu aujourd'hui


Place Vendôme, 7h45, Mr Schwarzkopf sociabilisant avec ses élèves avant le cours donné par un de ses potes haut placés de JP Morgan :


« Bon vous allez faire du shopping dans le quartier après, ah ah ah ?! Oui, bon, faut dire, les prix... Mais vous savez, à ce sujet : une fois, je suis allé là, chez Chaumet, parce que je cherchais un cadeau, mais je voulais un petit truc, pas quelque chose hors de prix comme on croît que c'est dans ces boutique... ...et je me suis rendu compte qu'en réalité il y a pas mal de bijoux simples et basiques pour 1.000 ou 2.000 euros... pas grand chose quoi ! »


OUAIS. Tout est r'latif, hein.

vendredi 25 avril 2008

Hue-Berk Vert-Driiing


image d'ici


Que voulez-vous que je vous dise ? A part le BDA, au sujet duquel je vous ai déjà écrit des tartines, il n'y a rien de bien nouveau.... quelques soirées par ci, quelques concerts par là, mais rien qui ne m'inspire un article digne de ce nom. En plus, dernière ligne droite, J-2 avant les vacances, mais bon aussi J-2 avant les 4h de galop de Réalités Internationales.

Ce cours est la plus grande blague qui soit. HV que nous avons déjà évoqué est nul nul nul, ses qualités de pédagogue laissent largement à désirer, ainsi que ses talents d'open-mindedness, avec les étudiants tout du moins (j'espère en effet qu'il en était autrement sur la scène internationale).

C'est d'ailleurs ce que décrivait à merveille le délégué, qui nous a envoyé un mail à mourir de rire en guise de compte rendu de réunion pédagogique, écrivant notamment (A. si tu passes par là – ce qui m'étonnerait – j'espère que tu ne m'en voudras pas de te copier-coller) :

« ce cher monsieur n'a pas été recruté grâce à son nom mais parce que l'on attend de lui qu'il nous fasse un cours académique (soit dit en passant, quel besoin alors de le recruter lui plutôt qu'un autre ?). Donc vous pouvez toujours vous brosser quant à la possibilité d'un cours plus intéressant !!! (...) Béber ne changera donc rien à sa formidable méthode (ce dont on pouvait légitimement se douter vu la taille de ses chevilles...). »

Reste à savoir ce que je vais raconter pendant 4h, mis à part que les Etats-Unis sont une hyperpuissance et que la mondialisation n'est la même pour personne. Yiiiha.

mardi 1 avril 2008

Crime organisé.


C'est parti d'un mail au sujet du cours de Mr Schwarzkopf de lundi dernier.


« Bonjour à tous,


sur le plan des séances du cours on passe du 17 mars au 7 avril alors qu'en regardant sur l'emploi du temps la séance de demain n'est pas annulée. De plus si elle n'est pas annulée, elle a lieu au siège de la boîte du prof. Auriez-vous des infos/précisions, je ne me rappelle absolument pas de ce qu'il a dit. Bonne fin de we »


suivi d'un hasardeux


« Je crois que la séance de demain a bien lieu, et ça sera effectivement au Siège. Pour le reste, je sais pas... Quelqu'un a plus d'infos? »


vite dérouté par mon


« mais il n'avait-il pas dit qu'il allait en voyages d'affaires au Maroc ou que sais-je et que du coup y'avait pas cours ? »


et la solution bravement énoncée :


« Dans ce genre de situation, s'il y a le moindre doute, il vaut mieux qu'aucun de nous n'aille en cours lundi. L'essentiel étant d'agir collectivement ! C'est vrai que la date n'étant pas inscrite sur le plan de conf et que les heures du lundi matin sont précieuses pour dormir, je crois que c'est tout vu ! »


rapidement appuyé par des réponses diverses et variées...


« tout à fait d'accord. »


« moi aussi. PAS COURS DEMAIN

Et pas de super quizz pourri !!!!!

youpeeeeee »


« Je suis d'accord ! Pas cours pas cours pas cours ! »


« excellente initiative en effet. »


et le tout conclu par un


« Je confirme et re-confirme, pas cours...

Des heures de sommeil sont nettement préférables à un quizz sur la comptabilité !

Profitez-en bien ! »


Ahhhh, j'aime l'esprit d'équipe...

lundi 17 mars 2008

Péripéties paperassières (vol. 1)


Aujourd'hui, j'ai rendu visite à l'homologue masculin et anglophone de Simone la Secrétaire, j'ai bien nommé Simon, le chef des échanges franco-américains, au Centre des Amériques (tu parles, on voit même pas la séparation avec le Centre Asie).


J'étais toute guillerette d'y aller, au départ, puisque pour cela je devais, oh malheur, rater les premières minutes du merveilleux cours de HV, que nous avons déjà évoqué. Sauf que j'étais loin de me douter que c'était l'intégralité du cours que j'allais rater.


Ehhh oui, parce que vous comprenez, au centre des Amériques, c'est désert avant 11h du matin, faut pas déconner non plus, maintenant qu'on est tous affectés n'importe comment (je ne me plains pas, et je ne parle pas de moi, je dis ce qui est, c'est tout – Simon ayant même révélé à quelqu'un « vous savez, il y a des gens trèèès puissants qui connaissent des gens trèèès puissants » – mais que fait l'UNEF ?!), il ne vont pas EN PLUS nous expliquer comment constituer nos dossiers, hein.


Bref, mes meilleurs amis dudit Centre étaient tous enfermés dans leur salle de réunion, à discuter restos-bon plans (eh oui, les chéris, ça s'entendait à travers la porte). Et puis, vers 11h15, ils ont daigné sortir, celle qui avait l'air d'être la Simone-en-chef nous gratifiant d'un « DESOLEE » hautement ironique.


Vers 11h30, j'avais refourgué tous mes papiers en bonne et due forme à Simon, et j'ai enfin pu rejoindre la bibli, tu parles d'une matinée. Mais ce serait peu, si seulement ça ne venait pas s'ajouter aux péripéties crédit-lyonnaisques de vendredi dernier, puisqu'après une heure et des poussières de lutte avec mon banquier j'ai finalement obtenu une garantie banquaire en français adressée à mes parents, au lieu d'un financial statement adressé au College (mais oui c'est normal, c'est pipo, c'est bonheur).


Et sans oublier non plus le téléphone et l'email dudit Simon qui doit être en panne, car j'ai eu beau laisser 3 messages et 2 emails, il ne m'a toujours pas rappelée... Tout ça s'étant soldé (vous connaissez ma gentillesse habituelle) par un message incendiaire, qui se terminait par


« Bon, écoutez, j'espère que j'aurais de vos nouvelles avant le jour de mon départ, HEIN !!! »


Et toc.

Au prochain épisode, Ana refait son passeport.

dimanche 16 mars 2008

I belong to the 70s


Soirée Eurock This Party, jeudi dernier, thème disco.

Il y avait longtemps que je ne m'étais pas autant amusée, en soirée.


Tout est une question d'état d'esprit. Inconséquence, vive la danse - un verre de vodka plus loin, tout va bien. Robe à paillettes, cheveux gonflés, yeux maquillés, plein de compliments, je le prends comment ? Bien, évidemment.


***


Finalement, les choses passent. Le temps est toujours aussi maussade, mais mon humeur s'améliore. Je n'ai plus cette sensation horrible d'avoir tout le temps oublié quelque chose, a part ma tête et mon interro de Mr Schwarzkopf demain à l'aube.


I'm longing for London, et pour Aix en Provence, dans si peu.

dimanche 9 mars 2008

Meet The Teachers


En cette semaine de rentrée, on a rencontré, évidemment, plein de nouveaux profs. Malgré les nombreux cours annulés (au sujet desquels nous n'avons, parfois, toujours pas eu de nouvelles...), on trouve déjà un bon apanage de spécimens divers et variés, et entre les cours magistraux et les conférences de méthode, mon coeur balance...


Cours Magistraux


Grande révélation : H. V. (par précaution nous tairons les noms) est assoupissant au possible. Il parle pour lui, lit son texte sans nous laisser le temps de noter, et nous apprend des lapalissades (i would quote : « du XV au XIX siècle, c'est une période de progrès !!! » vous savez ça ? Bon, vous savez les trois quarts de son premier cours)... du coup, j'ai quelques doutes sur ses talents de ministre des affaires étrangères, parce que niveau conviction, hein... M'enfin, ne soyons pas mauvaise langue, on verra les cours suivants, avant de se résoudre, en dernier lieu, au séchage intensif.


J. P. (nan pas Jean Pierre) est, lui, au contraire, passionnant, pour cette matière qui ne me disait rien (« histoire et droit des Etats », tout un programme...). Tout le monde murmure au sujet d'une fameuse « fiche de relecture », dont la teneur et l'utilité me sont encore inconnues.


Quant au cours de sociologie (qui ne s'appelle toujours pas « sociologie » mais « comportements, attitudes et forces politiques en France et en Europe »), il s'est avéré fidèle à celui du premier semestre, et les grands noms de la matière nous feront cours tour à tour, donc que demande de plus le peuple ?!


Conférences


Monsieur Schwarzkopf, en Vie de L'Entreprise (j'aiiiime le capitalisme – c'est un cours obligatoire, hein), non pas parce qu'il vend des shampoings, mais bien parce qu'il a travaillé chez L'Oréal, et qu'il nous a d'ailleurs gratifié d'un « oui, je suis expert, je reconnais tous les types de cheveux : gras, fins, mêchés, à pellicules... » (et toutes les nanas de se passer la main dans la crinière, en se disant « purée j'espère que j'ai les cheveux proooopres »). Enfin, le bon point, c'est qu'on rencontre le directeur du recrutement de ladite boîte number one au ranking des pipo-aspirations...


Madame Je suis plus intelligente que vous croyez, en socio, qui prétend pouvoir déceler le plagiat à l'oral, car vous comprenez, elle connaît très bien tous les gens qui ont écrit sur nos sujets de travail...


Madame I am a lawyer, pour le cours in english sur la citoyenneté européenne, dont la tête était à mourir de rire quand à la phrase « So you've read the first text of the reader », elle a eu une soixantaine de « what reader ??? » en choeur...


Monsieur du Barça en espagnol, que je connais déjà du semestre passé, et qui était tromignoooooong quand, en se présentant il nous dit : « je suis à mort du Barça. Enfin, non, je ne suis de rien « à mort »... sauf de ma fille. » ahhhhhhhhhhhh et toutes les nanas de fondre en choeur.


Madame mon idole, en anglais, because j'adore cette fille, un mélange entre Mary Poppins et la fille du tableau La Cravate Noire de Modigliani (ci-dessus), qui nous fait de loin les cours d'anglais les plus intéressants que j'ai eu depuis la 5ème...



Voilà, j'ai eu deux cours annulés, donc c'est tout pour l'instant !

vendredi 29 février 2008

Quand je vous dis que l'administration...


...c'est vraiment le grand n'importe quoi, c'est que c'est VRAIMENT le grand n'importe quoi. J'en veux pour preuve notre périple interminable d'affectation en troisième année, et la procédure de confirmation de celle-ci.


C'est qu'après la blague kikoolol peu appréciée (mais de plus en plus avec le recul) d'un petit plaisantin dont le nom est encore inconnu (mais évidemment, les rumeurs circulent, hein), c'est au tour des bureaux de la DAIE de tenter de nous faire rire (au moins j'ai décidé de le prendre comme ça).


A 17h53, je reçois un mail sorti de nulle part, et qui s'appelle « erreur – lettre d'engagement 3ème année », et suis là mais queeeeeeelle lettre d'engagement ???, et par là même mais queeeeeeeelle erreur ??? Mais bref, étant donné que le contenu de la lettre n'était que


« Chers étudiants,

Certains d'entre vous ont reçu un mail intitulé : lettre d'engagement 3éme année.

Merci de ne pas en tenir compte. Il s'agit d'un mail test. Le mail confirmant votre affectation du 4 février va suivre .

Bien à vous. »


je ne me suis pas trop inquiétée.


La suite de l'histoire c'est quand, à 18h13, je reçois un second mail, à l'air officiel, qui dit


« Chère Mademoiselle ,

J'ai le plaisir de vous annoncer que la commission d’orientation pour la troisième année a retenu votre candidature pour un séjour d’études en 2008-2009 à :

UNIVERSIDAD ORT (Montevideo), Uruguay

Je vous remercie de bien vouloir confirmer votre engagement à effectuer ce séjour en renvoyant le coupon réponse ci-joint, avant le 15 mars 2008, à la Direction des Affaires Internationales et des Echanges (DAIE), au Pôle Mobilité Etudiants. Cette confirmation correspond à un engagement ferme et définitif de votre part.

La DAIE vous préviendra lorsque le dossier de l’université d’accueil sera disponible. Il vous faudra alors remplir et fournir les documents demandés dans les délais requis. Le bon déroulement de ces démarches conditionne l’acceptation de votre dossier par l’université partenaire, laquelle est seule habilitée à prononcer définitivement la recevabilité de votre candidature. Par ailleurs, avant votre départ, un autre courrier contenant des informations utiles à la préparation et à la réussite de votre séjour vous sera adressé. »


et là je dis WHAAAAAAAAAAAAAAAT !!!!!!!!!!! Bon, c'est pas que j'ai quelque chose contre l'Uruguay, hein, mais bon, euh,... OU EST PASSE VASSAAAAAAAAAAAAAAAR !!!!!!!


Bien heureusement pour moi, j'ai découvert ce mail en rentrant ce soir, soit vers 23h, donc pas eu le temps de m'affoler et de psychoter pendant une heure sur les vertus de Montevideo (un Uruguayen m'ayant certifié il y a peu « bahhh, un an à Montevideo, à moins d'avoir un projet du genre devenir une bête en tango, ya pas grand chose à faire, hein... »), puisque j'ai pu découvrir dans les minutes suivantes un troisième mail, envoyé à 19h13,


« Chers étudiants,

Certains d'entre vous ont reçu un mail intitulé : lettre d'engagement 3éme année Ou confirmation d’affectation 3éme année.

Merci de ne pas en tenir compte. Il s'agit de mails - test. Le mail confirmant votre affectation du 4 février va suivre . Il s’intitulera AFFECTATION EN SEJOUR D’ETUDES.

Bien à vous. »


TU SAIS CE QU'ILS TE DISENT LES CHERS ETUDIANTS ????????? (dites, c'était comme ça l'année dernière aussi ?)... Et en attendant, toujours pas reçu à ce jour de mail intitulé « Affectation en séjour d'études », hein.

lundi 25 février 2008

Risoul, trop pire cool



Ahhhh de retour de Risoul, la tête et les idées fraîches, après une semaine de beau temps total et de ski (plus ou moins) intense... C'était ambiance colonie de vacances, remixée, bien évidemment à la sauce de notre chère école, car, quand les habituels « rebelles » du fond du car entreprennent, vers les trois heures du matin, un quizz de dates historiques, tout en faisant bénéficier l'ensemble des passagers d'un enregistrement soporifique des discours de Raymond Aron sur Montesquieu... ...pas de doute, c'est bien Sciences Po !


La semaine est passée à une vitesse incroyable et, si on retire les heures d'attente dans le froid polaire à l'arrivée, la journée de départ passée de café en café à ne rien faire, les quelques bleus que j'ai sur les cuisses (et pas de teq'paff ici, hein) et le rhume que je me traîne depuis trois jours, on en garde des souvenirs géniaux.


Avec mes trois colocs, Carole, Nora et Juliette, la vie en communauté a été une partie de plaisir, avec quelques tâches prédistribuées (a qui achètera les baguettes le matin / préparera les repas / fera la vaisselle), et les sessions délibérées de commérage à l'appui, à nous faire remarquer sur les télésièges (« c'est drôle, deux blondes qui ragotent sur une blonde », nous a d'ailleurs lancé un illustre inconnu).


L'appart a été pratiquement tout le temps sans-dessus-dessous, mais c'est bien parce qu'on aime ça. Les repas étaient épiques, et nous avons été bien contentes, à certains moments, que personne ne nous voie, et que les murs aient été si épais que même quand nous hurlions toutes les quatre des tubes d'un niveau intellectuel laissant à désirer, personne ne nous aie entendues (incroyable... mais vrai !). Quand à nos provisions, si nous n'avions pas d'alcool, je peux vous assurer que la grenadine et les BNs ont fait fureur lors des parties nocturnes de tarot.


La semaine a été rythmée au son de Justice (Because we / are / your friends // You'll / never be alone again / you come onnnnnn...) , de Rise Up (I want to flyyyyyyyyy // over the rainbowwwwwww // so highhhhhhhh) et de vieux tubes ringards, sans oublier une heure passée à chanter la BO des Chansons D'Amour in extenso.


Les pistes étaient belles, pas très nombreuses, mais assez pour ne pas s'ennuyer en six jours, la neige de moins en moins bonne au fil des jours, mais on ne va pas se plaindre, le bar l'Apache et la boîte La Grotte Du Yéti (vous admirerez la profondeur des appellations) vite connues, mais du moment qu'on a un peu d'alcool et de la musique, que demander de plus ?!



Bref, plein de bons souvenirs, de grands fou-rires et une bonne déconnexion avant le 2d semestre...

mardi 12 février 2008

VACANCES ! ! !


Tout est dans le titre !
(mais un nouvel article demain !)

jeudi 7 février 2008

Chronique d'un partiel d'enjeux po.



Je n'ai pas pour habitude de raconter les détails des exposés et autres types d'évaluations, mais il faut avouer que là, la tentation est trop forte. Après le partiel de mardi, on avait, ce matin, partiel d'Enjeux Politiques.


Couchée la veille vers une heure, debout presque six heures plus tard, je me rends compte juste avant de partir que hum, une trousse avec des crayons pour écrire, ce serait pas con, pour un partiel. Quinze minutes plus tard, sur le quai du RER B... Dix minutes d'attente. Puis quinze. Puis « ce train ne prends pas de voyageurs ». BORDEL !!!! Tous les chemins mènent à Rome, mais un seul à Arcueil, alors les problèmes de la RATP, merci... et ce n'est pas demain la veille qu'on s'y rendra en taxi, croyez-moi !


Toutefois, j'ai un peu de (mal)chance et, à huit heures trente pile poil, je gravis les derniers escaliers qui mènent au quatrième étage de la maison des examens (non ils pouvaient pas nous mettre au premier non). Bienheureusement, le partiel est reporté d'un quart d'heure, parce qu'il y a des encore plus retardataires que moi. Donc on profite du quart d'heure pour se confirmer les uns les autres la rumeur facebookienne qui prétend que le sujet serait sur les langues en Europe, et qui m'a valu quelques relectures nocturnes de cours et autres articles wikipédiesques, au profit desquelles j'ai sacrifié Rawls (et puis aussi parce que mémoriser Rawls en une nuit, c'est couru d'avance que c'est impossible).


8h45, « vous pouvez prendre connaissance des sujets ».


1 – En quoi l'équité est-elle supérieure à l'égalité ?

2 – Sommes nous vraiment des modernes ?


Surprise dans la salle. Quoiiiiiiiii mais elles sont où les langues ?!!!!! Ah bah merci la rumeur, hein. Le premier faisant une référence non négligeable à notre cher John R., je me lance dans le deuxième. Sommes-nous vraiment des modernes ?... Et ta soeur, j'ai envie de répondre, mais bon, par respect pour le correcteur, je creuse quand même un peu plus.


Après, vous la connaissez, l'histoire. Rassemblement des connaissances, plan, etcetera etcetera, ma culture philosophique étant assez restreinte, puisque je suis hermétiquement fermée à cette matière depuis que je me suis coltinée un 8 au bac (ouais, coefficient 7, payyyyyye ta terminale littéraire, paye !)... Donc bon, un petit coup de Descartes, un petit coup de Rousseau, quelques notions de Weber et de Strauss, un refourgueage de BHL et Finkielkraut (non je n'ai pas fait ma fiche de lecture pour rien), quelques hypothétiques idées de Kant, et euh, bon, on va dire que ça passe hein...


Viens le moment de la rédaction. Et, l'introduction finie, je relève la tête. 10H20, encore 2h25, et j'ai une flemme immense. Non mais, vraiment, faut que j'écrive huit pages là ? Pffffff. Enfin, le coeur n'y est pas, mais je me lance quand même.


Sept pages plus tard, vers midi, j'ai le pouce et le majeur totalement bleus, les joues rouges, le chewing-gum sans goût. Je pousse un gros soupir à me faire mal regarder par ma voisine, ce que j'ai écrit n'a plus grand chose à voir avec mes idées de départ, mais c'est trop tard. Et puis, j'en ai marre, je bâcle une conclusion abracadabrantesque, ne prends pas la peine de relire, et hop, fini, out, terminé.


Voilà. 2 finals done, 2 to go. Samedi matin, rebelotte, alors il faudrait maintenant que je songe à me mettre au droit. Mais bon, là tout de suite, c'est non.

mardi 5 février 2008

L'administration...

... se paye vraiment notre tête !

premier partiel cet après-midi, comme l'exprimait si bien le mail ci-dessous :


Cher(e)s élèves,

Nous vous rappelons que l'examen final du cours "American cultural exception" de F MARTEL aura lieu :

le Mardi 5 février, de 16h30 à 18h30 au 27, rue Saint-Guillaume.


Nous vous remercions de vous munir de votre carte d'étudiant lors de cette épreuve.

Cordialement

Le secrétariat du 1er cycle


Et donc, de 16h30 à 18h30, j'ai, comme convenu, allègrement disserté sur une citation de Jimmy Carter, notamment quant au rôle de l'administration dans l'organisation culturelle des Etats-Unis.

Là où il y a foutage de gueule c'est quand, à 19h17, nous recevons un mail, toujours du secrétariat :

Cher(e)s élèves,
Dans le cadre de l'examen final du cours "American cultural exception" de F. MARTEL, je me permets de vous rappeler que la Direction des 1ers cycles autorise l'utilisation du dictionnaire bilingue anglais/langue d'origine lors des examens pour les étudiants du Programme d'Echange et de 2ème année. Le dictionnaire ne devra porter aucune annotation et pourra être vérifié par les surveillents avant, pendant et après l'examen. Seul l'usage du dictionnaire format papier est autorisé, les dictionnaires électroniques étant formellement interdits. Toute fraude serait sanctionnée conformément aux règles en vigueur dans l'enseignement supérieur.
Restant à votre disposition,
Cordialement,
Le secrétariat du 1er cycle



... BEN VOYONS !!! La prochaine fois, si vous pouviez juste penser à nous l'envoyer AVANT le partiel, ce serait TOP !




mardi 29 janvier 2008

Le logo, vol.2


Hier soir, notre Ritchie préféré proposait un débat en amphi Boutmy, histoire de confronter son équipe de comm' et son projet de rénovation de logo aux critiques estudiantines.


Bon, il n'y avait pas foule, contrairement à ce qu'on aurait pu croire. Trois pelés, un tondu, l'envoyé de Lapéniche.net et moi.


Qu'avons-nous appris ? Rien de très transcendant. C'était plutôt le consensus mou, pas très étonnant puisque, de toutes façons, le choix a déjà été fait. Enfin, apparemment, les étudiants n'étaient pas exclus du projet, on en avait même sélectionné un panel. A bon ? Qui ça ? En tous cas, première nouvelle.


Ensuite, à partir de maintenant, contrairement à ce que j'avais cru comprendre, quand on écrit SciencesPo., le point après le Po n'est pas une abréviation du mot « politique ». C'est pour montrer que justement, c'est un mot fini, c'est SciencesPoPoint, pas Sciences Politiques, un éventuel département de la Sorbonne. Euh, mouais. Là, Ritchie, j'ai quand même un peu de mal à adhérer.


Et, tant qu'à parler du point, autant parler de l'espace. En fait, ce SciencesPo., c'est le nouveau sigle, le nouveau bordereau de papeterie, le nouveau dessin sur les textbooks de cours. C'est aussi ce qui est supposé marquer la différence avec les instituts de province, et remplacer tous les IEP, FNSP, et autres initiales embrouillantes du genre. Le CERI est, lui, voué à devenir le Centre de recherche de SciencesPo.. Mais bon, quand on en parle, on peut toujours dire et écrit Sciences Po (faudrait savoir !!!).


Ritchie a surtout insisté sur le fait que, en réalité, SciencesPo., c'est une marque. Ce nouveau logo, c'est une stratégie de communication et de marketing, c'est la marque SciencesPo., c'est l'image que nous, chers étudiants, devons véhiculer.


Et donc là, je dis NON ! C'est quoi ce délire ? Je ne suis pas, je ne serai jamais, une marque. Je ne veux pas être réduite à un logo, je ne veux pas devoir le promouvoir, je ne veux pas avoir l'impression, comme pendant cette réunion, d'avoir un tampon sur le front avec ce foutu SciencesPo. inscrit en gros rouge qui tâche « parce que c'est ce qui se voit le mieux au milieu d'un tas de cartes de visites » (sic. Ritchie). On est supposés être un lieu de réflexion, un lieu d'études, un lieu qui donne plus de place à l'intellect qu'aux questions commerciales, pas un produit de marketing à vendre de par le monde !


Bon, je suis peut-être en dehors de la logique actuelle de marchandisation du monde, mais c'est comme ça. Et là je me dis que, pour quelqu'un qui veut à priori faire de la comm', je suis (un peu) mal barrée. Et puis, il y a quand même une interrogation majeure qui subsiste : ça à coûté combien, cette histoire ? Tout le monde murmure des chiffres différents sans savoir vraiment, et tout le monde s'arrache la tête sur des questions de point, d'espace, de police et de couleur, alors que, finalement, c'était très bien avant.

vendredi 25 janvier 2008

Chamarré


toujours dans l'optique « je deviens une bête en questions vinicoles » (sisi), nous avons reçu en cours le président de Chamarré.


Chamarré, kezako ?

L'idée est simple : un vin qui redeviendrait vin-boisson. Et qui serait propagé partout dans le monde. Un coca version vin, si vous voulez.


Comment ?

Grâce à l'utilisation du pouvoir d'une marque : Chamarré.

Et grâce à la proposition d'un produit homogène, sans millésime, qui sera le même quel que soit la bouteille, élaboré grâce à des raisins achetés à peu près partout en France. Bon, après il y a tous les problèmes de financement, de goût des consommateurs, de côte en bourse et de communication. M'enfin, je ne m'étends pas, hein.



Mais..., dira-t-on, et ai-je dit, en partie, hier midi.

Mais..., comment arrivez vous à comparer (à réduire ?) le vin à un yaourt en supermarché, et sa commercialisation à la commercialisation des différents produits chez BMW ?

Mais..., n'allez-vous pas à l'inverse de la tendance qui se confirme dans les dernières cinquante années, qui veut que les consommateurs boivent moins de vin, mais du vin meilleur (non pas que le votre soit dégueu), du vin plus complexe ?

Mais..., et que faites vous des gens qui aiment la diversité dans le produit, sentir le bois, la violette, le miel au fond d'un verre, et qu'en sais-je ?


Sa réponse a été simple :

Le marché du vin en France, là tout de suite, c'est le gros n'importe quoi. Ce qu'il faut faire, c'est simplifier, éclaircir, proposer des choses faciles à reconnaître, pas trop chères, et qu'on sera susceptibles d'aimer. Donc, oui, c'est un simple produit de marketing, qui, entouré d'une marque, peut acquérir un réel pouvoir.

Ensuite, quant à la tendance, si on ne peut l'arrêter, on peut toutefois l'éroder.

Quant aux critiques, à part quelques olibrius experts qui représentent somme toute une part infinitésimale de la population, le vin, au final, c'est une question de contexte, une question d'état d'esprit. C'est ça qui fait qu'on apprécie le vin, ou pas (sauf bien sûr s'il pue le bouchon, mais bon, on parle pas de ça, là !). Alors si on propose un produit de bonne qualité pour son prix... que demander de plus ?


En attendant, la société Chamarré enregistre actuellement encore 3 millions de pertes annuelles, mais devrait incessamment sous peu commencer à porter ses fruits (fin 2009, selon les statistiques). Ce vin n'est pas encore distribué en France (mais ça ne saurait tarder), enfin, si, juste chez Monoprix (Monoooooop !!!! ya que ça de vrai).


En tous cas, le boss était quelqu'un de convaincu et convainquant. Et puis, le rapport qualité/prix est vraiment bon... la dernière séance de ce cours était consacrée à la dégustation, on l'a goûté et conclusion : ça vaut largement plus le coup d'acheter un Chamarré qu'un blanc AOC inconnu à médaille dans un rayon de supermarché...

mardi 22 janvier 2008

THE diner de conf'.


Hier soir avait lieu THE diner de conf'. Mais siii, le diner de conf' avec le prof là, oui, le prof de droit. Bon. Déjà, ça s'annonçait rude, vu les dispositions prises par certaines en amont.


I would quote


message de Y. (délégué)

Bonjour à tous, le dîner de conférence aura lieu lundi à La Mercerie (spécialité grillades au charbon de bois). Le rendez-vous est fixé à 20h00. Merci de me confirmer ou infirmer votre venue pour jeudi 14h00 au plus tard.

A Bientôt.

Y.


Réponse de moi-même :

Ouaiiiiiiiiiiis je viens

Mais bon ça risque d'être la ruée entre toutes les filles de la conf pour s'asseoir à côté / en face de marcochéri, hahaha, on va bien rigoler.

Bref en tous cas le rendez-vous est pris et merci pour ton boulot de délégué !!!



(Z'avez vu, chuis polie, hein ?!!)



Et re-réponse de l'intéressé :

Mdr le pire c'est que j'ai déjà eu deux demandes de réservation à côté du prof, alors que moi je fais pas les tables...




BREF, arrive ledit lundi soir. Et là, déjà, ça commence mal : endormie chez moi (bah ouais, tu crois quoi, 8h de cours d'afilée, ça crève!), je me réveille à la bourre, vous imaginez ma tête, yeux bouffis itou, trop glam' de la life ! Enfin, une paire de talons hauts plus loin, nous étions rue des canettes.


La subtile manipulatrice que je suis (et discrète, surtout, vous voyez le genre.....), a réussi à capturer la place en face dudit prof. Marcochéri, puisque c'est là son surnom, est arrivé un peu après, il a tombé la cravate, et en plus la chemise du jour n'avait pas ses initiales brodées (OUAIS je sais, je remarque tout). En plus, magnanime, il a décidé d'offrir les boissons, et donc les a commandées, et pour le coup, n'y est pas allé de main morte ! Marcou, tu veux nous saouler ou bien ?


M'enfin, le diner en soi était plutôt longuet. Déjà, on a passé les ¾ du temps à parler de droit, et j'ai eu beau penser très fort « nan mais C'EST BON !!! on s'est déjà farci 28heures de blabla aux aurores tous les lundis matin, on va pas EN PLUS parler de ça en dinant ! », rien n'y a fait. Ensuite, hum, bon, le Marcochou, il a l'air chiant comme la mort ; a un moment il est parti dans un monologue sur une ville polonaise, et bon, je vous avoue que j'ai un peu décroché.


Verdict à la fin du diner : nous avons bien, mesdames et messieurs, cassé un mythe. Alors bon, quand il nous a dit adieu (sisi, je vous jure, une fois dans la rue il nous a dit « bon ben adieu, bonne chance dans vos études ! » okééé), ça ne m'a, finalement, fait ni chaud ni froid.


Et c'est, comme toujours, une fois qu'il a eu le dos tourné que la meilleure partie de la soirée a eu lieu.


J'ai découvert par exemple que Marcochéri s'est aussi vu décerner le surnom de Sexymarc. (c'est pire, je trouve, c'est carrément connoté là pour le coup - sisi),


Que je ne suis pas la seule à détailler de haut en bas ses petits ensembles (ouaiiiis tu te rappelles la fois où il est venu tout en rayures ???) ni par là même à avoir grillé le détail des broderies d'initiales,


Que je ne suis pas la seule à savoir qu'il a un profil facebook (oooh monsieur, vous pensez quoi de facebook ? Ah boooon vous avez un profil ????!!!),


Que S. et moi ne sommes pas les seules à nous êtres levées tous les lundis du semestre à des heures indécentes avec pour seul soutien moral de voir sa jolie petite tête, alors même que nous savions d'avance que nous n'allions rien écouter de son blabla (oui bah vous m'excuserez, la problématique du nucléaire en droit civil ça m'intéresse moyen déjà à la base, alors à 8h pétantes les lundis de janvier, j'vous dit même pas),


Etc.


Pff dis donc, avec tout ça on pourrait grave faire une série de bas étage, du genre de celles que j'adore regarder passé minuit sur internet. Bon, sinon, je prie juste très fort pour que Marcochéri ne tombe jamais sur mon blog.

vendredi 11 janvier 2008

Le thésard et le caviste.


Bon, je reconnais avoir accumulé un peu de retard blogalistique. Mais, si j'en crois le nouveau dicton « postez moins, postez mieux » (comment ça c'est un dicton qui n'existe pas ?!), ça devrait aller.


Pour résumer, la semaine est (encoooore) passée à la vitesse de l'éclair. Mémoires rendus, capitales européennes quasi-bouclées, exposé d'anglais passionnant devant... les deux personnes qui ont daigné venir au cours de rattrapage (donc ce fut d'autant plus facile), bref, je recommence à avoir du temps libre, ce qui est plutôt méga-cool.


Avec tous les rattrapages de cours annulés pour cause de proximité de fêtes (et après c'est l'administration qui veut nous égorger hein), et les huit heures de cours non-stop bi-hebdomadaires (et quand est-ce que je mange, moi, hein ?!! j'ai fini ces deux journées pratiquement en hurlant JAI FAIIIIIIIIM – eh oui l'appel du ventre, j'y peux quoi ?), heureusement qu'il y a eu plein d'interventions, du coup ça passait plus vite.


Donc, entre autres, on a rencontré quelqu'un qui vient de publier sa thèse sur les gardiens de prison, en sociologie (bon, ok, le vrai titre c'est « pouvoir politique du niveau local au niveau européen » mais vous allez pas chipoter, nan ?!), et c'était traitraizintéressant, sauf que bon, le monsieur, il a un peu trop parlé de Foucault (mais c'est boooon on l'a déjà lue la fiche de lecture sur Surveiller et Punir !), et pas assez de son boulot, m'enfin.


En Marché du Vin, après avoir rendu mon oh combien passionnant mémoire sur les bouchons (« Un seul exemplaire ça suffit, mademoiselle » « mais mais mais vous en avez demandé deux avant Noël » « euh... oui mais non. » « P*tain mais... JVIENS DE TUER UN ARBRE LA !!! » ou plutôt « P*tain mais... JAI SAOULE MON PERE POUR RIEN LA !!! » (eh oui mon père est le fournisseur officiel en photocopies/impressions, rôle qui a l'air de le gaver grave, d'ailleurs ça fait longtemps que je n'ai pas eu droit à la petite réplique « nan mais tfaçon tu m'parles que quand tu veux des photocopies (ou de la thune, au choix), c'est bon, dégage, chuis pas une machine gnignigniin » (faut que j'arrête de parler de mon père))), on a rencontré un caviste parisien.


Bon, ce fut assez intéressant, mais surtout drôle, entre le prof qui sur-interprête :

« oui donc on a un peu discuté avant que vous veniez, et en fait la majorité des étudiants ne sont jamais allés chez un caviste parce qu'ils ont vraiment peur... »

(Alors qu'on avait dit « ouais nan on s'y connait pas, et puis le caviste c'est cher, et puis en plus c'est chiant d'avoir tout de suite quelqu'un « jpeuxvousaider / questquivousfaut / paricilacaisse ». »)


Et le caviste

« nan mais moiiii, vous savez, j'agresse pas les clients, j'essaye de tisser une relation cool avec eux, on discute vachemeeeeent, même avec ceux qui me prennent toujours mon premier prix à quatre euros... » (vieeeeeeeens dans ma boutique, viens !)


« Et hum quelle relations vous avez avec les autres cavistes parisiens, ou les chaînes du genre Nicolas ? » (vous aurez reconnu là l'une de mes questions super intéressantes... Qui a dit nan ?)

« Naaaan mais la concurrence c'est la concurrence, moiiii j'suis ami avec tout le monde quoiiii (ben voyons)... Mais bon, chez Nicolas ya aucune liberté pour le caviste, ni de devanture, ni de commandes, ni d'organisation de la boutique, ni d'offres de dégustations, et puis depuis que ça a été racheté par Castel c'est n'importe quoi, et en plus un de mes amis a pas été embauché parce qu'il était surqualifié ! » (ok c'est bon, t'excites pas, on ira plus chez Nicolas !!!)


Enfin bon, c'était somme toute très intéressant, et j'ai appris que certains grands malades dépensent... 150 000 euros par an chez lui, et on était tous ohmygooood ! (ie c'est pas demain la veille que ce sera nous, mon poulet !)

lundi 7 janvier 2008

Going abroad



Comme certains le savent déjà (et pour cause, ils ont sans doute planché tout leur week-end sur des oh combien galères lettres de motivation), on est en intense préparation de la troisième année à l'étranger... ...d'autant plus que les dossiers sont à rendre demain.


Eh oui, après avoir passé deux ans à (ré)apprendre les bases de culture G,


(c'est-à-dire, souvent, à savoir meubler dans les diners... oui je reconnais que j'exagère, mais bon, c'est un peu ce que je me dis par moments, parce que franchement, à quoi va me servir mon exposé sur les paradigmes de l'innovation territoriale, alors que je ne connais même pas les massifs montagneux d'Europe (l'autre jour alors que, avachie sur le canapé next to mon father, je tombe dans un mot-croisé (parce que, OUI, je fais les mots croisés(faut que j'arrête de faire des parenthèses dans les parenthèses de parenthèses là)) sur « sommet le plus haut d'Europe : »... « Papa c'est quoi le sommet le plus haut d'Europe ? » « Ben t'es bête ou quoi, le Mont Blanc » « Naaaan c'est vrai ?!!! » regard circonspect du dit Père qui hésite à se demander si sa fille est demeurée ou si c'est lui qui aurait dû faire Sciences Po), et sans parler de mon mémoire sur les bouchons, qui lui ne va strictement me servir à rien, sinon à dire, quand on débouche une bouteille « putaiiiiin la mauvaise qualité, c'est un bouchon en polystyrèèèèène (toujours pas appris comment ça s'écrit, d'ailleurs) !!!! tu sais, faut faire confiance aux bouchons à vis, dans la vie, si si, j'te jure, c'est en pleine expansion, je dirai même, c'est le bouchon de demain ! »)


après ces deux ans, donc, on a la chance de tous partir un an à l'étranger. Vous vous rendez compte ? Un an loin, un an dans l'inconnu, un an pendant lequel il va bien falloir que j'apprenne à me servir d'une machine à laver, d'un compte en banque, entre tellement d'autres, etcétéra (non j'ai pas l'air d'une fille qui a toujours vécu chez ses parents non). Un an surtout à l'aventure, où je ne compte pour l'instant pas rentrer (Noël ? c'est quoi Noël?), un an où mes amis seront tous aux quatre coins du monde, et où je compte bien profiter des vacances de janvier pour aller les voir (surtout ceux qui seront en Argentine, hein, ou au Japon si je suis à Seattle – mais NAN je suis pas intéressée, bordel !).


Bref ! Donc la grande question du moment, qui commence à me taper largement sur le système c'est « tieeeeeeeeens salut t'as mis quoi comme choix d'université ?! », à ce point, vous savez (mais si vous savez), où, quand vous rentrez chez vous, et vous avez l'impression que vous avez répété la même chose toute la journée, ou alors quand quelqu'un vous (re)demande, vous avez l'impression de réciter encore une fois la même chose, nuances, intonations, itou, comme un perroquet.


Alors voilà, je n'allais pas laisser la blogosphère en reste, donc mes 6 choix d'universités sont, dans l'ordre (tadaaaaam) :


Barnard College (New York City) (pitiéééééé donnez moi mon premier choix. Alleeeeeez. En plus j'ai établi un super méga projet nondidiou !!! => grosso modo, je veux faire de l'histoire de l'art)

Vassar College (trou paumé, MAIS à quelques heures de NY et Boston + très bien classé)

Boston College (non c'est pas tout au même endroit non)

Washington University (à Seattle... rien à voir, dans le genre, mais je vous assure, dans ma lettre de motivation, ça a l'air très logique)

Boston University (on peut toujours rêver)

University of Washington (à Washington, euh, bon, celle là j'avoue, je sais pas trop pourquoi plus qu'une autre)


Voilà, donc du coup, maintenant, il ne reste plus qu'à prier très fort, vu que c'est secret défense au niveau de la procédure d'attribution des places (ce qui nous amène donc à en conclure, mon cher Watson, que ça doit sûrement être un beau bordel – mais bon moi j'dis ça jdis rien hein). De toutes façons, n'importe lequel des six choix me va à la perfection de chez perfection, et je dirai même que n'importe où, ce sera forcément bien (mais bon, euh, nonobstant j'préfèrerais un de mes 6 choix, siouplaiiiit)



Ah oui, et j'avais oublié de préciser... vous vous rappelez du précieux document de l'Affaire Simone ? Bon ben... Y'en a pas besoin en fait. (non, j'ai pas l'air ridicule, non).

mercredi 19 décembre 2007

Le Logo


edit : bon la mise en page n'est pas top, mais au moins vous avez les deux versions là !

En cette fin de semestre, toutes les discussion piposiennes sont centrées, au choix, sur Carla et Nicolas, ou sur le nouveau logo de Sciences Po.

Pour le nouveau couple à la mode, il faut dire que c'est la surprise, quand toutes les rumeurs couraient sur Laurence Ferrari. M'enfin pourquoi pas. Et puis, Nicolas, c'est comme Raphaël, il y a quatre consonnes et trois voyelles, même si je n'imagine pas trop Carla s'égosiller langoureusement sur les méandres de la vie présidentielle (et ça m'étonnerai de toutes façons que l'Elysée le permette). De toutes façons, après être sortie avec Mick (Jagger, pour les pas intimes), Raphaël Enthoven (le 4 consonnes et trois voyelles d'origine - piqué monstrueusement à la fille de BHL), j'en passe et des meilleures, un président en plus au tableau de chasse, ça change quoi ?

Bref, pour éviter que cet article ne ressemble encore plus à une chronique de Gala, je rajoute juste qu'elle est 3 fois trop grande pour lui (mais bon vu la taille de Nico, ça va être dur de trouver femme à son pied), que je crois que c'est surtout un énorme coup de comm', et enfin que j'ai bien fait de rejoindre, sur facebook, les groupes "mon président est un beauf" et "Je donne mes disques de Carla Bruni, ça intéresse quelqu'un ?"...

Ah oui, et sur facebook, un autre groupe que j'aime bien : "il faut boire avec modération, mais putain c'est qui ce modération ?", et si au passage il pourrait m'expliquer pourquoi j'ai humheum le genou plein de bleus, ça m'arrangerait.

Mais bref, revenons à nos moutons, quant au logo, même si c'est pas capital, j'ai néanmoins quelques observations (et puis de toutes façons, tout le monde y va de son petit commentaire ici, alors... !).

Déjà, si je me souviens bien, c'est un vieux projet de notre Ritchie préféré, qui n'aimait pas ces animaux "en cage". Je voudrais pas dire, mais là, ils sont quoi ? entourés d'un carré ? Euh, ok.

Ensuite, la couleur. Le bleu foncé ne vous plaisait pas ? C'est quoi cet orange ? Sciences Po s'affirme au centre ? Il paraît qu'en vrai c'est du rouge. Mais le rouge, c'est 1. la couleur des cocos, 2. la couleur de la violence, du feu, etcetera etcetera, je vais pas vous ressortir tout Freud, non plus. Et d'ailleurs, les appariteurs, ils vont s'habiller en rouge flashy, aussi ? Ca va carrément être Poudlard, là !

Enfin, tout le monde semble s'acharner sur cette réécriture ; moi je trouve que c'est le moins important. Le point après le "Po" est le bienvenu, puisqu'après tout c'est l'abréviation de "Politiques". Quant à l'espace entre "Sciences" et "Po.", pourquoi le supprimer ? Pour le coup ça enlève un peu tout le sens. C'estcommesij'écrivaistoutattachéquoi.

Sans oublier pour tout ça le prix qu'ils ont dû payer le mec qui leur a pondu ça, et la merveilleuse idée de devoir vendre des "goodies sciences po" dans les assoc', et notamment au BdA, qui se retrouve d'ailleurs serti d'une maquette de logo des plus hideuses, selon les dires. Genre, notre noble école est vouée peu à peu à devenir un pur produit de marketing, faisons une marque Sciences Po, quoi. Enfin, SciencesPo., je veux dire.