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dimanche 6 juillet 2008

dom Quichotte


Au théâtre, je redeviens une gamine, la bouche ouverte et les yeux rivés sur la scène, sans jamais décrocher, sans me rendre compte du temps qui passe, de la salle qui m'entoure, ou des gens qui n'en finissent pas de tousser. Et encore plus quand j'ai la chance d'être au premier rang de la salle Richelieu...


Jeudi dernier, j'ai vu Vie du grand dom Quichotte et du gros Sancho Pança, une adaptation de la seconde partie du roman, et j'ai beaucoup aimé. J'ai aimé les décors ingénieux d'Eric Ruf, dont on commence à reconnaître la touche ; j'ai aimé les comédiens, surtout Grégory Gadebois, excellent en Sancho ; j'ai aimé l'utilisation habile et drôle de pantins de bois.


Seule critique pour la fin de la pièce : des épisodes trop vite résumés, qui auraient mérité d'être plus, ou alors pas, développés ; un passage de l'introduction de Cervantes qui tombe plus comme un cheveu sur la soupe que comme un clin d'oeil habile ; un dom Quichotte qui finit par renoncer à la folie, au lieu de mourir dans son lit.


Mais, en bref, la pièce vaut le détour, pour totalement s'évader, le temps de presque deux heures...

samedi 8 décembre 2007

Chaïm Soutine


Après 4h d'enjeux po ce matin, et un déjeuner entre copines dans ce petit resto italien de la rue du Four que j'aime bien, Anne et moi sommes allées à l'expo sur Chaïm Soutine, à la Pinacothèque.

Je ne connaissais presque pas. Enfin, je le situais vaguement, quoi. Je savais qu'il y avait un rapport avec Modigliani, et que c'était la période fin du 19è / début du 20è, mais bon, c'était tout. Ah non, je savais aussi qu'ils en parlent dans ce film, Le Sourire de Mona Lisa (ie Le Cercle des Poètes Disparus au féminin...).

Et j'aime. J'aime les couches de peintures qui se veulent grossières. J'aime l'huile qui brille encore. J'aime toutes les couleurs mélangées qui donnent pourtant une impression d'homogénéité. J'aime l'évolution, les périodes, des débuts aux paysages torturés, en passant par les femmes accoudées...

samedi 1 décembre 2007

Le Grand Tasting


Première vraie immersion concrète dans le monde du vin, hier soir, au Carrousel du Louvre. Le Grand Tasting, salon de dégustation des meilleurs crus de France, avec des entrées offertes gracieusement par nos profs.

Impressionnant, tous ces noms, tous ces crus, l'immensité de ce marché, des noms très connus, aux petites découvertes. Simplement... c'est pas évident de s'y repérer, surtout pour les néofites. Du coup, nous sommes restés classiques : dégustation de champagnes (Bollinger et Taittinger), et puis de Sauternes (Château Suduiraut, le cru 1999 était à tomber par terre...). Les garçons ont bu un peu de rouge, mais j'étais pour ma part déjà un peu pompette, vu que je ne m'aventure pas encore à cracher en public !

Nous avons croisé Will, ancien de la conf', et l'un des profs, qui s'est bien gardé de s'arrêter, et qui avait l'air bien éméché. Je suis partie tôt, dernières révisions obligent, mais pas mécontente de cette petite expérience...

mardi 13 novembre 2007

ohhh j'adooore ce que vous faites !!!

même si, à mon grand désespoir, je ne pourrais pas assister cette année encore à la journée des dédicaces, je vous met quand même sa super vidéo en ligne. Si vous n'avez rien de prévu, samedi 1er décembre, venez à Pipo ! C'est ouvert à tout le monde (eh oui, chez les bda-bobos, on n'est pas sectaires, dans le genre), et il y aura tout le gratin (les fans de Florian Zeller, vous êtes averties !)...



... et le site, c'est !

mercredi 24 octobre 2007

Fiac


J'ai oublié de vous raconter... Ce week-end, on est allés à la Foire Internationale de l'Art Contemporain. La fin d'après-midi était le moment parfait pour éviter les files d'attente, et la foule. En plus, avec ma carte des cours du soir du Louvre, et un peu de baratin (sisi jvous jure cest une carte d'étudiante du Louuuuvre), j'ai eu l'entrée moitié prix (vaut mieux, parce que 25 euros, ça fait quand même cher le gribouillage, hein).


Direction donc d'abord le salon installé dans la Cour Carée du Louvre. Au menu... pas grand chose, à vrai dire, de vraiment surprenant, ni de vraiment magnifique. Quelques sculptures à forte influence pop, des oeuvres politiques contre Poutine, la pauvreté et la faim dans le monde, quelques pensée philosophiques, et beaucoup de choses pas très faciles à comprendre (reste à savoir si elles sont faites pour être comprises... pas très faciles à resentir, si vous préférez).


Puis vers 19h, direction le Grand Palais, la nuit déjà noire derrière les grandes vitres. Là, déjà, c'est mieux. Plus de belles toiles, plus d'images colorées. Toujours des cranes un peu partout, et des néons aussi, des femmes nues, des photographies. Bon, on ne change pas, je ne suis restée béate que devant les quelques oeuvres mises en vente de Nikki de Saint Phalle, et devant un des mobiles de Calder...


Au niveau ambiance, c'était Bobo, bobo et encore bobo, ça parlait en français, en italien, en anglais et en japonais ; certain(e)s auraient hurlé au secours, et d'autres s'y seraient senti très à l'aise - personnellement je trouve que mon cher petit badge "I love Bda" collait très bien.

jeudi 23 août 2007

Rock'n'roll 39-59


Les origines du rock. Ses influences. Elvis, Chuck Berry, Buddy Holly, Ray Charles, The Everly Brothers, et tant d'autres. Les jukebox. La cadillac. Les affiches. Les magazines. Le studio. Toutes ces chansons. La chronologie. Le Kukluxklan. Le rêve américain. Les couleurs.


A la fondation Cartier
jusqu'au 28 octobre 2007

vendredi 29 juin 2007

Gallierock – Jean Charles de Castelbajac



Frasques de royalisme, robes trendy et décoration psychédélique sur fond de toile de jouy made in Jean-Charles, voilà en bref ce que présente l'expo Gallierock, dans les quelques salles du musée Galliera (ie musée de la mode).

D'abord un cube. Géant. Qui clignote (parfois). Dans le noir. Allez comprendre.

Ensuite une salle aux murs de tableau noir, couverts de dessins à la craie, une armure qui « aurait pu appartenir à Jeanne d'Arc », un manteau de Napoléon - la monarchie transpire chez le comte de Castelbajac.

Après, la salle du trône. Robes très originales, ce serait amusant de porter Jackie, Marylin, un paquet de Lucky Strikes, une canette de soupes Campbell warholienne ou encore la couverture de l'édition des Mots de Sartre. Un énorme trône rose se trouve au bout de cette quasi-passerelle de mode, où les mannequins font figure de gardes...

Enfin, une salle qui condense le best-of de quarante années de créations, du poncho pour deux au manteau-nounours de Madonna, en passant par la robe de soirée écossaise de Sex and the City... Sans oublier les nombreuses collaborations de l'artiste, notamment avec Keith Haring.

Une exposition courte, mais intense, qui vaut le détour. Pour plus d'infos, c'est .

Et pour la petite anecdote, nous avons même croisé JC/DC himself, l'artplastiqueur (sic) en personne, en grande discussion avec une jeunette britannique...

mercredi 6 juin 2007

Sombrero


Le ballet de Philippe Decouflé est magnifique. Une rêverie souvent drôle et parfois mélancolique qui joue autour de la question de l'ombre, des ombres, les notres, des formes qu'elles prennent et de ce qu'elles signifient.

Effets d'optique, images surdiffusées, lumière, musique, c'est une véritable symphonie visuelle. C'est plus que de la danse, c'est de la poésie pure à l'état corporel, ou de la poésie corporelle à l'état pur, c'est un voyage magique d'un peu plus d'une heure...

"(...) Le sombre héros surgit de la nuit. Il tire plus vite que son ombre. Hombre, quel est ton nombre ? Quel est le nombre des ombres ?
Il y a les ombres premiers ou décimaux. Il y a les ombres chinoises, les ombres sombres, les ombres lumineuses. Les ombres portées, les ombres îles du monde. Les ombres d'un doute...
Je suis comme mon ombre, partout où je vais elle est là, partout où elle va je suis là ; je ne suis que l'ombre de moi même ; un corps c'est toujours avec son ombre, un corps sait qu'une ombre n'est pas un corset.
Tout un chacun a une ombre, toute ombre a un chacun. Que font nos ombres lorsque nous avons le dos tourné ? Ombres, où êtes vous la nuit ? Mais au fait, on dit un ombre ou une ombre ? Il ou elle ? Mon nombre : il, ou mon ombre : elle ?"
(Christophe Salengro d'après Claude Ponti)

Sombrero, jusqu'au 16 juin au théâtre de Chaillot

samedi 2 juin 2007

Atget, rétrospective


Le vieux Paris, le Paris du début du siècle. On reconnaît certains endroits. On se rend compte des changements entraînés depuis par les destructions et reconstructions influencées par les idées haussmanniennes (wouhou, pour une fois que je peux replacer un exposé d'histoire !).

Eugène Atget a pratiquement tout photographié. Prises par séries, les photos sont regroupées en albums thématiques.
Les petites rues, les cours d'immeubles, les portes cochères, les escaliers... Mais aussi les petits métiers : le vendeur d'abat-jours, le vendeur d'ustensiles de cuisine, le vendeur de moulures... Les enseignes et lieux animés : cafés, magasins de chaussures, marchés, maisons closes... Puis les intérieurs : salles de bain rudimentaires des appartements ouvriers, son bureau... Et aussi les gens du voyage, dans « la zone » entre la Ville et les fortifications, porte d'Italie...

Il reste un mois pour aller voir cette exposition, alors si vous aimez Paris, allez-y...

Atget, Rétrospective
BnF - Site Richelieu
jusqu'au 1er juillet

mercredi 30 mai 2007

Sternenfall



C'est sous le dôme du Grand Palais qu'Anselm Kiefer a installé sa Chute d'étoiles, pour inaugurer l'expérience Monumenta (à partir de cette année, un artiste contemporain renommé investira la nef du Grand Palais tous les ans).

Dédiée aux poètes Paul Celan Et Ingebord Bachmann, avec un clin d'oeil a Céline, ainsi qu'à Michelet, l'exposition reprend les installations de l'artiste faites sur sa colline-atelier de Barjac.

Sous ce ciel de verre, en pleine lumière, des bâtiments s'élèvent, et d'autres sont en ruine. Béton, verre brisé, plantes sèches et grands tableaux. Plus loin qu'une simple disposition dans l'espace, on peut y lire quelque chose de particulier, comprendre entre les couleurs (qui restent dans les ocres et noirs), les strates (couches et sédimentations), et les références bibliques (le dimanche de rameaux) ce que l'artiste a voulu exprimer.

« La matérialité même des tableaux saisit le visiteur qui est littéralement transporté au coeur d'un art de la démesure, un art où le temps fait son oeuvre, et où chacun est invité à se predre et se retrouver. »

Autrement, la nef du Grand Palais vaut définitivement le détour, construite pour l'Exposition Universelle de 1900 elle n'est pas sans me rappelle le programme d'histoire – avec Valentin nous avons vu la nuit y tomber.

MONUMENTA 2007
Sternenfall d'Anselm Kiefer
du 30/05 au 08/07

jeudi 3 mai 2007

René CHAR

De l'homme au poète, du surréaliste au résistant...


On y croise parmi ses amis des noms comme Giaccometti, Eluard, Breton, et Braque, ou encore Heidegger et Camus...


Entre les beaux manuscrits enluminés avec l'aide de Joan Miro, de Wilfredo Lam ou Victor Brauner on trouve des messages codés - La bibliothèque est en feu -, des lettres autographes, des dédicaces « La nuit a serré toutes ses images / le beau trésor / si André Breton / moi je garde sa main magique » et de ces phrases...


Le réel quelquefois
désaltère l'espérance
c'est pourquoi
contre toute attente, l'espérance
survit.

Le passé retarderait l'éclosion du présent
si nos souvenirs érodés n'y sommeillaient
pas sans cesse.





Merci à Monsieur Grillet pour l'invitation,
Et à Valentinoes pour m'avoir accompagnée.

à la BNF, du 4 mai au 29 juillet

samedi 31 mars 2007

Nouveau Réalisme



Quel es le rapport entre des décollages, le Massacre des innocents I & II, France miroir, des Tirs, un monocrhome IKB, et 732 ustensiles de cuisine... Le nouveau réalisme.

On y retrouve des compressions de César, un peu de Klein et son bleu, une nana de Niki, sans oublier Tinguely, Christo, Deschamps, et d'autres encore, regroupés autour du manifeste 40° au dessus de Dada.

Pop art à la française, né dans les années 1960... « Recyclage poétique du réel urbain, industriel, publicitaire », ou bien foutage de gueule parfois un peu trop incompréhensible ? « En tous les cas ils avaient l'air de bien s'amuser », aura tranché Valentin.

Bref, « Les artistes d'avant garde étaient-ils des plaisantins ? » titrait un article de journal exposé...

... à vous de voir. Au Grand Palais, jusqu'au 2 juillet.