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jeudi 31 janvier 2008

Le JT


Image qui vient de

Les jeudis matin, au petit dej', je lis Télérama (ouais, chacun son truc, ok ?). La une cette semaine, c'est sur le JT. Et le titre « 20 heures – dernière saison ? Les journaux télévisés au banc d'essai ».


En fait, le journaliste a comparé pendant une semaine les deux journaux télévisés, PPDA vs. Pujadas, et il faut dire que le résultat n'est pas bien brillant.


Faut dire, y'a pas besoin d'une enquête Télérama pour s'en rendre compte, le JT, c'est plus ce que c'était... Grosso modo, les ¾ du temps sont consacrés à Sarko sur TF1, et aux chiens écrasés sur France2, sur fond de matraquage intellectuel au sujet des événements vendeurs, du genre les soldes, avec un sujet tous les jours la semaine du 7 janvier (celle de l'article), ou encore le fonctionnement des salles de marché, en ce moment.


Sans oublier la profondeur des sujets, voire la pertinence des questions des présentateurs. Exemple à mourir de rire si c'était une blague, repris dans l'article quand, après la libération de Clara Rojas et Consuelo Gonzalez, Laurent Delahousse interroge en direct l'envoyée spéciale :


« On attend une synthèse de l'événement, on aura ces deux questions : « Les deux otages vont-elles rejoindre la Colombie ? » « J'imagine que Clara Rojas sera pressée de revoir son fils Emmanuel ? ». Tu imagines bien, Laurent. »


Quand je regarde le JT, j'ai sérieusement l'impression qu'on nous prend pour des demeurés. Et puis, parfois, je me dis « mais il ne se passe vraiment rien dans le monde, au point qu'ils nous bassinent avec un documentaire sur la fabrication du camembert ? », et ça m'énerve.


Du coup, je ne regarde plus. Je lis Le Figaro et Libé quand on nous les offre gracieusement à Sciences Po (au moins, pour avoir une opinion neutre, ya pas mieux que de prendre les deux extrêmes), ou alors le monde sur internet, quand j'ai le temps. Au pire, je me contente du bouche à oreille, des blogs (je me rappelle d'un commentaire laissé, en début de semaine dernière « c'est quoi cette histoire de trader ? J'ai raté un épisode de l'actualité financière ? » bonne nuit Ana, haha, mais bon depuis, c'est bon, hein, j'ai compris ce que c'est qu'une salle de marché, pas la peine de l'expliquer encore une fois !!!), de 20 minutes ou Métro.


M'enfin, avec tout ça, tu m'étonne que 42,5% chez TF1 et 50,7% chez France 2 des spectateurs ont plus de 60 ans...

vendredi 18 mai 2007

Gouvernement

Ils sont mignons. Ils ont les yeux qui brillent. Ils parlent d'Elle, de tout ce qu'ils vont faire pour Elle, rien que pour Elle, parce qu'ils y croient, tous, et de toutes leurs forces. La France, leur France, notre France.


Parce que selon eux, ensemble – avec le gentil docteur de la gauche (enfin, plus trop de gauche, puisque déjà répudié par Hollande), avec Morin (le rescapé du centre), avec Valérie et Rachida (pour qu'il y ait quelques jeunettes), avec Jupé remixé à la sauce écolo pendant son exil canadien (« notre maison brûle, et nous regardons ailleurs », saison II), et avec les inébranlables MAM, Borloo et bien sûr Fillon – tout pourrait bien, que dis-je tout doit (re)devenir possible.

Et en plus ils espèrent qu'on va les croire.
Je crois si je vois, moi, d'abord.

lundi 7 mai 2007

Game Over



Les élections, c'est comme le jour de l'an. On espère beaucoup, on prend plein de bonnes résolutions, mais au final, qu'est-ce qui change vraiment ?... On verra bien.

Les résultats sont donc tombés. Ca ne m'a fait ni chaud ni froid, en vérité. Les gens ont voté, la majorité a choisi. Reste maintenant à respecter ce choix, à arrêter le manichéisme à deux balles et donner sa chance à celui qui l'a gagnée.

Donc... à bas les 367 voitures brûlées cette nuit, et à bas le type qui n'a pas arrêté de hurler, en bas de chez moi, vers 2h du mat', « Sarko, le peuple aura ta peau »... Mais à bas aussi les « la pouffiasse à poitiers » et autres bêtises... Et si on arrêtait de se laisser berner par des considérations partisanes beaucoup trop subjectives et toujours plus stupides ?

Sinon pour ce qui a été de ma soirée électorale, dépouillement fini en une heure à peine, Ségo gagnante, pas mal de bulletins blancs, un bulletin Le Pen, et un joli collage « Ségo + Sarko = la tête à Toto »...

samedi 5 mai 2007

Ségo ou Sarko ?

hésitation de dernière minute ou bien dilemme qui vous perturbe depuis deux semaines...

... peut-être que ça vous aidera à faire le choix.


Etes-vous Ségo ou Sarko ?
LEMONDE.FR 02.05.07

© Le Monde.fr


(merci Ben pour le lien !)

lundi 12 mars 2007

"Je vous aime... nous non plus"

Allez, puisque c'est le sujet du jour, parlons un peu de Chichi.

Méga-surprise, Monsieur Le-président-depuis-trop-longtemps ne se représente pas. Dommage (ironie, hein), ça nous aurait fait rire un peu, et ça aurait mit un peu d'ambiance dans la guéguerre de pseudo nouveauté Ségo/Sarko/Bayro. (oui, je sais, ça fait très moche sans « u », mais c'est pour la rime pourrie).

Méga-surprise là encore, motus et bouche cousue de Jacquot sur ses intentions de vote. Lui ? Appuyer Sarko ? Nooon... enfin, pas là, tout de suite, quoi.



Méga-surprise aussi, les réactions des candidats... que de justesse, que de sincérité, bref que des éloges, à part Le Pen, bien sûr, qui y est allé de son petit coup oratoire en priant dieu de garder « son pire ennemi » (il aurait d'ailleurs pu faire un petit appel pour ses signatures, en passant, puisque ça fait 24h qu'il n'a pas hurlé à l'aide).

Enfin, dernière méga-surprise... non non, il ne compte pas s'enfuir pour le Japon pour retrouver ses comptes en banque, mais veut continuer à servir la France... Oui, j'en connais un qui se verrait bien au conseil constitutionnel, hein...

Voilà tout ce que je peux bien vous dire sur la fin de règne de ce cher Jacques (non pas que je n'aie pas envie d'épiloguer, mais, hum...). Un peu émouvante, certes, mais pas trop, parce que comme le disait si bien ce matin le titre de Libération (que j'ai copié), bien plus éloquent que celui du Figaro : « Je vous aime... nous non plus » (mais bon, un peu quand même).

dimanche 21 janvier 2007

Carole, Le Monde, et le weekend déjà fini



Le week end est encore une fois passé trop vite. Non non je n'ai pas fait que travailler... enfin, presque. Les partiels, le devoir d'histoire, l'exposé de géographie encore et toujours, et cette fiche de lecture... Mais n'entrons pas dans les détails !

Samedi, jolie soirée entre filles, enfin, entre deux filles, Carole and myself, vu que toutes les autres vaquaient à d'autres occupations. Ce n'est pas plus mal finalement ! Il y avait longtemps qu'on n'avait pas autant discuté, et puis rien ne vaut un brownie partagé en regardant Hugh Grant jouer le célibataire endurci dans Pour Un Garçon...

J'ai lu le Monde aussi, ce fameux article sur Sciences Po, dont tout le monde parle... Et je ne suis pas tout à fait d'accord. Je ne parle pas des opinions politiques, évidemment, mais de ce qui est dit sur scpo en soi. Oui, c'est assez « génial », comme endroit, comme conditions de travail. Mais non, on ne fait pas QUE débattre.

D'ailleurs, je commence même à en avoir marre, de ces discussions éternelles, de ces sempiternelles reconstructions du monde, encore plus en ces temps de campagne présidentielle, où trop d'entre nous ont déjà les idées précises et intangibles, et où personne n'arrive jamais ou presque à convaincre – ou parfois simplement à écouter – l'autre.

Comme si nous étions déjà tous des hommes et femmes politiques en herbe, en train de débattre à bout de forces sur tout et n'importe quoi... Non mais on est futiles aussi parfois, hein ! On reste des étudiants comme les autres ! On se raconte les potins, on rit beaucoup et pour n'importe quoi, on lit Cosmo et on fait tous les tests, on est sur msn au lieu d'écouter les cours et on s'endort tous les mardis matins sur fond sonore de Dewost !

Enfin, l'article en soi était élogieux, on ne va pas s'en plaindre ! Encore du Duhamel's job, qui en a même profité pour refiler les résultats de son magnifique petit sondage de début d'année qui donnait, rappelons-le, Dsk grand vainqueur sur tous les rounds.

mercredi 13 décembre 2006

Mass destruction or mass distraction?



Géographie aujourd'hui. Enfin, je veux dire "Enjeux politiques de la géographie", s'il vous plaît. Seul cours de la journée.

Point d'actualité sur Colin Powell, et sa biographie qui vient de paraître aux USA, intitulée Soldier in life (de K. Deyoung), et retour plus particulièrement sur son discours du 5 février 2003.

Le 5 février 2003... souvenez-vous. L'ONU, l'Irak, les armes de destruction massive, etc. Mensonges en masse, scientifiquement prouvés... Mass distraction, a dit le New York Times. De vagues similitudes avec la guerre du Vietnam, et les pentagone papers, cf. Du Mensonge à la Violence, d'Arendt... Et aujourd'hui, Powell se repend, regrette n'avoir été qu'un reluctant warrior, qui n'a même pas eu la force de dire la vérité au monde, et qui a exécuté les ordres de Bush, avec son joli power point et son échantillon d'anthrax iraquien factice.
Il est un peu tard pour faire ses excuses, Monsieur Powell.

Mais ce qui me gêne, c'est le fait de voir que tout le monde savait pertinamment le 5 février 03, ou dans les jours qui ont suivi, que ces arguments étaient faux -- Scott Ritter, ancien inspecteur des nations unies chargé de la destruction des armes nucléaires en Irak le savait parfaitement, cf. son livre -- , que beaucoup l'on dénoncé, que rien n'a changé, et que maintenant tout le monde soupire en se disant bêtement "pfff n'importe quoi, l'administration Bush..." .

Beaucoup ont eu beau crier qu'ils ne voulaient pas de cette guerre, que les arguments étaient faux, que c'était vérifiable noir sur blanc, ça n'a pourtant rien empêché... Et ça n'empêchera apparemment rien non plus dans les événements à venir, quoi qu'on puisse en dire.

J'ai, tout d'un coup, l'impression que la démocratie à l'échelle mondiale, c'est beaucoup de blabla, et pas mal de vent.
J'ai, tout d'un coup, l'impression que le monde avance selon la volonté de quelques uns, et indépendamment de celle de beaucoup d'autres.
J'ai, tout d'un coup, l'impression que je suis bercée d'illusions qui me bernent sur l'état politique du monde et sur son évolution.

M. Dagorn avait presque l'air de dire que c'est une fatalité, que "le monde est structuré par la guerre", que "Powell a validé la construction d'un espace qui aujourd'hui pose problème", et que c'est comme ça sans qu'on ne puisse rien y changer. Si "le monde est constructiviste", il l'est à la manière des plus forts, et c'est désespérant de s'en rendre compte.

Où peuvent bien aller alors les grands rêves? Ceux d'avoir la possibilité de changer la marche du monde? Ceux de faire entendre chacun notre petite voix, et qu'elle compte, réellement?

Je n'aime pas être désabusée...