mardi 29 janvier 2008

Le logo, vol.2


Hier soir, notre Ritchie préféré proposait un débat en amphi Boutmy, histoire de confronter son équipe de comm' et son projet de rénovation de logo aux critiques estudiantines.


Bon, il n'y avait pas foule, contrairement à ce qu'on aurait pu croire. Trois pelés, un tondu, l'envoyé de Lapéniche.net et moi.


Qu'avons-nous appris ? Rien de très transcendant. C'était plutôt le consensus mou, pas très étonnant puisque, de toutes façons, le choix a déjà été fait. Enfin, apparemment, les étudiants n'étaient pas exclus du projet, on en avait même sélectionné un panel. A bon ? Qui ça ? En tous cas, première nouvelle.


Ensuite, à partir de maintenant, contrairement à ce que j'avais cru comprendre, quand on écrit SciencesPo., le point après le Po n'est pas une abréviation du mot « politique ». C'est pour montrer que justement, c'est un mot fini, c'est SciencesPoPoint, pas Sciences Politiques, un éventuel département de la Sorbonne. Euh, mouais. Là, Ritchie, j'ai quand même un peu de mal à adhérer.


Et, tant qu'à parler du point, autant parler de l'espace. En fait, ce SciencesPo., c'est le nouveau sigle, le nouveau bordereau de papeterie, le nouveau dessin sur les textbooks de cours. C'est aussi ce qui est supposé marquer la différence avec les instituts de province, et remplacer tous les IEP, FNSP, et autres initiales embrouillantes du genre. Le CERI est, lui, voué à devenir le Centre de recherche de SciencesPo.. Mais bon, quand on en parle, on peut toujours dire et écrit Sciences Po (faudrait savoir !!!).


Ritchie a surtout insisté sur le fait que, en réalité, SciencesPo., c'est une marque. Ce nouveau logo, c'est une stratégie de communication et de marketing, c'est la marque SciencesPo., c'est l'image que nous, chers étudiants, devons véhiculer.


Et donc là, je dis NON ! C'est quoi ce délire ? Je ne suis pas, je ne serai jamais, une marque. Je ne veux pas être réduite à un logo, je ne veux pas devoir le promouvoir, je ne veux pas avoir l'impression, comme pendant cette réunion, d'avoir un tampon sur le front avec ce foutu SciencesPo. inscrit en gros rouge qui tâche « parce que c'est ce qui se voit le mieux au milieu d'un tas de cartes de visites » (sic. Ritchie). On est supposés être un lieu de réflexion, un lieu d'études, un lieu qui donne plus de place à l'intellect qu'aux questions commerciales, pas un produit de marketing à vendre de par le monde !


Bon, je suis peut-être en dehors de la logique actuelle de marchandisation du monde, mais c'est comme ça. Et là je me dis que, pour quelqu'un qui veut à priori faire de la comm', je suis (un peu) mal barrée. Et puis, il y a quand même une interrogation majeure qui subsiste : ça à coûté combien, cette histoire ? Tout le monde murmure des chiffres différents sans savoir vraiment, et tout le monde s'arrache la tête sur des questions de point, d'espace, de police et de couleur, alors que, finalement, c'était très bien avant.

3 commentaires:

grégory a dit…

Ah ah ah ton lionel ritchie en fait il a écrit sciencepo avec une typo blanche sur fond rouge et il a ajouté un point comme ça pour faire genre la touche de l'artiste. Bon de toute façon, ça ne va pas changer la face du monde. t'es un produit ana,juste un numéro sur un code barre, une denrée périssable: t'es la vitrine du peep show.
Tu as du tempérament, heureusement que sciencepossède une élève comme toi !

Ana a dit…

nan, ça va pas changer la face d'un monde, mais bon, on pouvait aussi très bien le laisser comme il était avant, et, chais pas moi, changer les portes d'entrée qui sont super lourdes...

et non non non je ne VEUX pas être un numéro :p

RSP a dit…

Détrompe toi, il y avait aussi RSP, la radio des étudiants de Sciences Po qui a relevé quelques phrases clefs et autres scoop
:
http://www.rsp.fm/public/index.php?option=com_content&task=view&id=301&Itemid=37