vendredi 2 février 2007

Dernier Tango à Paris


Comme quoi les vieux films ne perdent rien de leur force.

Elle, lui ; comment devenir adulte contre comment arrêter de vieillir et refuser de souffrir ; ses vingt ans contre ses quarante ; un jeune couple qui essaye vaguement de naître contre le veuf d'une suicidée ; pas de noms, pas de vies, rien en commun, sinon l'intimité partagée...

Un Marlon grisonnant beau à en mourir, dans ce jeu de lumière, de contrastes, de noir et de profils, qui joue à merveille son personnage torturé... Face à une Maria Schneider dont la jeunesse rayonne et qui fait si bien la femme toujours un peu gamine...

Un appartement délabré qui donne sur les toits de Paris ; un matelas à même le sol, au milieu de la grande pièce ; des rats ; de la pluie ; une baignoire ; une robe de mariée ; du beurre ; un drap suspendu dissimulant quelque chose ; un tango, forcément, à la fin, grotesque ; peu de mots ; du désir ; du plaisir ; de l'amour aussi, quand enfin on s'en rend compte, mais trop tard, comme d'habitude...

Et surtout, surtout, tellement de sensualité...

« Who the hell were we ? »

1 commentaire:

l'homme qui rit a dit…

tiens, un film que tu vas me passer

j'en avais tellement entendu parler par Bazile...
c'est aussi une chanson de Gotan Project

enfin bon, on voit que tu te changes les idées pendant tes révisions,

bonne chance!