mardi 31 juillet 2007

Supernanny's usual day

Penelope Jolicoeur

Supernanny, quand elle se lève, vers 7h45, a la flemme (enfin, quand Richard n'est pas venu se jeter dans son lit vers les 6h30, obviously). Elle se jette sous la douche, dont l'eau devient bizarrement vite bien trop tiède. Elle s'habille un peu n'importe comment (en même temps, pour être pleine de cornflakes 10 minutes plus tard...), se sèche les cheveux, fait son lit, et descend (ouais, parce que ya trois étages, in fact).


De 8h30 à 9h30 (voire 11h dans les cas extrêmes), elle prend son petit dej', et fait prendre leur petit dej' aux un, deux ou trois monstres (depends on the days), qui veulent à tour de rôle trois choses différentes, pour finalement finir par prendre deux cuillérées de weetabix et déclarer, l'air frondeur, que leur belly est full.


Tant pis pour les toasts – après, c'est mission habillage. Après quelques hurlements, sessions chatouilles, cache-caches et recherches de tétines désespérément, ils sont fin prêts et tous mignons pour continuer à s'amuser. Au choix : crayolas (Noooooo not on the floor, please !!!), puzzles (no Andrew, you just can't make this one get in there just because you want it !), lecture d'histoires (Again Lightening McQueen ?! You know it by heart – And me too, actually) ou course dans toute la maison avec les cartables à roulette (let's save those for when you go to school, okay ?), avec option jumping on the couch.


Quand ils sont bien crevés, petite pause devant Spot qui apprend a compter au moins quinze fois par semaine (il existe encore celui-là ?!), devant Scoobydoo, Tractor Tom et Little Red Tractor (pas redondant, comme éducation) ou devant les dessins animés en patois (why can't I understand what they are saying ??).


Après usually Mommy rentre (genre quand ça lui chante) et c'est l'heure du déjeuner et de la sieste, qui finit bien souvent en remplissage de biberons à répétition (I need miiiiiiiiiiiIIIIIIIIILKKKKKKK). Et là, je take my break, moment tant attendu, où je finis généralement par moi aussi faire la sieste, ou bien bouquiner, ou encore bosser mon toefl, et parfois chiller devant la télé.


Le reste de l'après-midi passe plus vite. On a juste le temps de faire joujou dehors avec les trotinettes, vélos et compagnie entre deux averses (I love the Irish weather – JOKE, haha), et puis c'est l'heure du dîner, en famille, jetage de food et trempage de petits pois dans l'eau à l'appui.


Vers 19h dodo time, et c'est là habituellement que Mommy et Daddy prennent la relève, pour le kissgoodnight et le dernier remplissage de lait des bottles. Après un peu de social life in front of tv (Grey's anatomy was on !!) ou devant des magasines édifiants (ohmygooood Emma from the spice girls is having a child !), je me jette sous mon énoooorme couette (après l'effort, le réconfort), et m'endors sans même m'en rendre compte...


***

Oui, les premiers jours, Supernanny a cru mourir, mais elle n'est pas Supernanny pour rien, donc elle a tenu bon, et résisté (I will survive !) et c'est finalement devenu une très bonne expérience (ce qui ne nous tue pas...) - Mummy en avait les larmes aux yeux, quand elle est partie.


Et en plus, Supernanny se prend pour Alain Delon : elle parle d'elle à la troisième personne. N'importe quoi, celle-là...

samedi 30 juin 2007

Valises


Ca fait deux jours que je n'en finis pas de faire mes valises. Il faut trier, choisir, prévoir - et ça, ça n'a jamais été mon fort.

Plusieurs pulls d'hiver ou juste un en cas de secours, ceux d'été suffiront ? Un sèche cheveux ou ma trousse à maquillage pleine de crèmes superflues ? Un, deux, trois cahiers, ou mon ordinateur ? Des livres ou bien simplement la massive préparation au TOEFL, qui doit bien peser 4kg ?...

Ma carte d'identité est périmée.
La playlist de mon ipod n'est pas à jour.
Je n'ai pas chargé mon appareil photo.
Je n'ai pas encore recopié les adresses.
Je n'ai qu'entre-ouvert le guide du routard.
Il me faut les numéros de téléphone de secours.

Demain, Roissy, AF5006, 12h35.

vendredi 29 juin 2007

Gallierock – Jean Charles de Castelbajac



Frasques de royalisme, robes trendy et décoration psychédélique sur fond de toile de jouy made in Jean-Charles, voilà en bref ce que présente l'expo Gallierock, dans les quelques salles du musée Galliera (ie musée de la mode).

D'abord un cube. Géant. Qui clignote (parfois). Dans le noir. Allez comprendre.

Ensuite une salle aux murs de tableau noir, couverts de dessins à la craie, une armure qui « aurait pu appartenir à Jeanne d'Arc », un manteau de Napoléon - la monarchie transpire chez le comte de Castelbajac.

Après, la salle du trône. Robes très originales, ce serait amusant de porter Jackie, Marylin, un paquet de Lucky Strikes, une canette de soupes Campbell warholienne ou encore la couverture de l'édition des Mots de Sartre. Un énorme trône rose se trouve au bout de cette quasi-passerelle de mode, où les mannequins font figure de gardes...

Enfin, une salle qui condense le best-of de quarante années de créations, du poncho pour deux au manteau-nounours de Madonna, en passant par la robe de soirée écossaise de Sex and the City... Sans oublier les nombreuses collaborations de l'artiste, notamment avec Keith Haring.

Une exposition courte, mais intense, qui vaut le détour. Pour plus d'infos, c'est là.

Et pour la petite anecdote, nous avons même croisé JC/DC himself, l'artplastiqueur (sic) en personne, en grande discussion avec une jeunette britannique...

mercredi 27 juin 2007

Ireland, J-4


Richard, 3 years
and the twins, Andrew and James, 2 1/2 years.


"The boys are getting excited and want to know
"how many sleeps before you are here?"..."

mardi 26 juin 2007

Y él se fue

Y yo me iré. Y se quedarán los pájaros cantando;
y se quedará mi huerto con su verde árbol,
y con su pozo blanco.

Todas las tardes el cielo será azul y plácido;
y tocarán, como esta tarde están tocando,
las campanas del campanario.

Se morirán aquellos que me amaron;
y el pueblo se hará nuevo cada año;
y en el rincon de aquel mi huerto florido y encalado,
mi espiritu errará, nostalgico.

Y yo me iré; y estaré solo, sin hogar, sin árbol
verde, sin pozo blanco,
sin cielo azul y plácido...
Y se quedarán los pájaros cantando.

El Viaje Definitivo, Juan Ramón Jiménez

lundi 25 juin 2007

(Right now) "Life is such an easy game"

(image de Postsecret)

Que ça fait du bien... Pouvoir se dire que, pour une fois, depuis si longtemps, depuis deux ans, on a trois mois. Trois mois devant moi, trois mois, même en travaillant, trois mois. Trois mois de déconnexion, plus de potins, plus de stress, plus de 27 rue Saint Guillaume, plus de Delhay et plus de Richie, la vie marche au ralenti, famille-amis, souris.

Je ne cours plus. Je n'ai plus tout le temps envie de hurler. Je ne suis pas tout le temps en train de partir de chez moi «ah bon mais t'es là toi ?». Je n'ai plus de livres à rendre, de binômes à relancer, de mémoires à fignoler.

Je range ma chambre de fond en comble, je passe des heures dans ma grande salle de bain, à la lumière du jour, je ne retrouve plus mon portable, et je m'en fiche, je repeins mes ongles des pieds, je souris et je fais des essayages de maillots de bain.

Je ne mets pas de réveil le matin, j'écoute nova et je relis de vieux textes, je recommence tous les livres que je n'ai jamais terminé, sans pouvoir pour autant m'empêcher de reparcourir L'Amour dure trois ans.

Je fais de la guitare, je mange des tartines au banania, je rêve de voir la mer, et je cours sous la pluie. J'envisage des expos, je finis au café, Chloé, Valentin, bientôt Stefano et peut-être Liz, demain. Je me dis aussi qu'il faudrait, et je commence à m'organiser.

J'achète un adaptateur, je m'interroge sur les vertus du TOEFL, je voudrais qu'il existe un manuel de jeune fille au pair, j'ai hâte de voir Dublin, Cork, les pubs, les Irlandais. Je laisse tomber l'Assemblée nationale et Complétude, on verra tout ça à la rentrée, je ne vais même presque plus dessiner des graffitis sur facebook – mon ordinateur n'est presque plus allumé.

Et puis bien sûr... Je passe du temps avec Lui, ça passe vite et ça se passe si bien, le mieux du monde à vrai dire – on verra bien. On bulle, on fait comme si, on se promène, on boit un verre, on va au resto, au ciné, on fait tout ce qui est simple, sans pourtant s'ennuyer, on fait tout ce qui est beau, sans même s'en rendre compte.

Je suis toute détendue. Le stress de toute l'année s'est relâché. Je ne savais pas que j'étais si angoissée. C'est comme une vague énorme de calme, de tranquilité. L'impression de bien-être, sans questions. Juste envie de sourire, et de profiter...

La Dolce Vita



alors c'était donc ça, ce grand classique...



Je ne suis pas difficile, pourtant ça ne m'a pas captivée. On a même arrêté, une fois la fameuse scène de la fontaine passée.


Chiara Mastroianni ressemble à son père, qui lui aussi est vraiment beau, plus que le Delon de l'époque, il n'a pas que du charme.














Café de Paris


Les vacances ont commencé en beauté avec Rémix de passage à Paris. Le Mcdo nous a changé de nos goûts de luxe, mais le square de la rue Mazarine a eu droit à notre traditionnelle pause philosophico-politique – lui avec sa saharienne et ses rayban aviator, moi, mon t-shirt agnès b. et mes rayban wayfarer... attention, les fashions sont de sortie !

Puis soirée musique, au café de Paris. Au programme 4 groupes, dont surtout Chloé L. et Gigi Mercury. Très bonne ambiance, jolis sons, quelques éclats de rires mémorables et des commentaires parfois un peu trop haut placés... La soirée s'est fini autour d'un cocktail avec Valentinoes.