lundi 16 juin 2008

Je pouffe, tu pouffes, il pouffe...



C'est quoi encore ce gros coussin, rose comme d'hab' ?... Eh oui, encore un vestige de la Semaine des Arts. (on est bien partis, eh oui, je vais encore vous bassiner avec ça, haha)


Alors je vous arrête tout de suite : ce gros coussin, ce n'est pas un coussin, c'est THE coussin, ou disons plutôt THE pouf, quoi que, je ne sais pas trop au juste, puisque cela avait occasionné un vrai débat du temps où l'on s'échangeait une bonne centaine de mails par jours à nous huit, et dont je vous met ces extraits qui trainent encore dans ma boîte de réception (que je suis en train de nettoyer de ses 1.200 mails, hein, il commence à être temps !) :


F. a écrit :
Mon père a bien réceptionné les poufs.
Sauf que c'est pas des poufs, c'est normal ?
Apparemment c'est plutôt des gros coussins plats...

A. a écrit :
c'est quoi la différence entre pouf et gros coussin plat ?

L. a écrit :
je sais pas. Florence a du être belge dans une autre vie.

F. a écrit :
Mais trop pas vous avez jamais vu des vrais poufs ou quoi?
whatever


Enfin, revenons-en à nos moutons, donc, les Loftbags, Fatboys et autres marques similaires, qui sont, et de loin, la pire invention design du moment. Je n'ai toujours pas compris le pourquoi du comment matérialo-technique qui les rend si géniaux, mais le fait est que, dès qu'on s'y pose, ils prennent une forme qui nous met si à l'aise qu'il est impossible de s'en relever...


...Et vu qu'ils n'ont toujours pas été rendus à leurs aimables propriétaires depuis le prêt pour la sda, pour des raisons logistiques obscures (ie des poufs trop grands, et des emballages introuvables), on en profite tous un maximum, les petits porte-monnaies et restrictions budgétaires ambiants en milieu étudiant ne nous permettant évidemment pas de nous offrir une de ces merveilles qui restent, il faut bien le dire, hors de prix (presque 200€... paye ton coussin, paye !).


En attendant, entre deux cours et trois dissertes, les assoupissages y deviennent de plus en plus fréquents. J'en veux d'ailleurs pour preuve ma productivité largement revue à la baisse ces dernières semaines malgré les partiels imminents, et notamment la matinée que j'y ai passée aujourd'hui, au lieu d'aller d'ailleurs écouter pour la dernière fois HV...

dimanche 15 juin 2008

A Swedish Love Story



Après avoir développé une certaine aversion pour les pays nordiques pour des raisons peu secrètes, mais que je ne prendrai toutefois pas l'impudeur de vous raconter, je reviens enfin à la normale.


Et, après l'Islande des Sigur Ros, c'est la Suède de Roy Andersson que j'ai (re)découverte, hier soir avec Florence, dans un cinéma de Beaubourg que je n'avais, auparavant, jamais remarqué. Cette fois, il s'agit de son premier long métrage, réalisé en 1969, lorsqu'il n'avait même pas 30 ans, et qu'il n'était pas encore si noir, si cynique, ni si critique, au sujet de la société. Ce film n'avait pas été distribué en France, jusqu'à maintenant.


***


Elle n'a pas quatorze ans, et lui juste quinze. Per et Annika sont beaux, ils sont jeunes, on dirait encore des enfants, et pourtant leur comportement ressemble déjà à s'y méprendre à celui de jeunes adultes. Des premiers regards dissimulés aux fêtes où l'on s'ignore, des cigarettes de désinvolture aux larmes qu'on voudrait retenir, tout y est, et ce n'est même pas niais.


Mais plus loin que ces belles images, il y a bien plus. Il y a le mépris de la bourgeoisie citadine qui rencontre la campagne trop à l'aise dans son confort arriéré. Il y a la Suède, ses paysages à perte de vue, ses couchers de soleil d'été, ses boucles blondes et ses peaux quand même bronzées.


Il y a aussi la touche si particulière d'Andersson qui, même si son obsession pour les plans fixes ne se fait pas encore sentir, se reconnaît. Il y a les moments loufoques, entre le grotesque et la tragédie, les conversations bizarres, entre lyrisme et réalité, les silences parfois un peu dérangeants. Il y a tout ces bouts de culture suédoise, aussi, qu'on ne comprendra évidemment pas.



***


C'est un de ces films lents, mais dont on ressort pourtant en se disant que c'est bien mieux comme ça. C'est un de ces films où l'on regrette un peu de ne pas l'avoir vu dans un état second, mais où on rit vraiment quand même. C'est un de ces films aussi qui ne font que raconter une histoire, mais où l'on aurait bien aimé savoir ce qui se passe ensuite. C'est un film porteur d'espoir, mais qui pourtant laisse déjà un peu d'amertume au fond des yeux.





vendredi 13 juin 2008

Ah bon bah ça va alors...




Dans un entretien à l'hebdomadaire, le producteur des "Guignols de l'info" Yves Le Rolland explique: "[La marionnette PPD] sera là à la rentrée. Cette marionnette est une des seules aux 'Guignols' qui n'ait pas son vrai nom. Elle a gagné, depuis très longtemps, son autonomie. C'est 'notre' présentateur. Les vicissitudes de la vie de PPDA n'ont que peu d'incidences, sauf s'il lui arrivait vraiment malheur. Ou s'il avait décidé de prendre sa retraite. Notre PPD, on en fera ce qu'on veut!"

(lu sur Rue89.)

c'est sûr que se faire virer inopinément du poste où il se fossilisait, c'est pas "vraiment" un malheur, hein.

mercredi 11 juin 2008

Relis ta fiche !


Pendant que certains en sont encore à s'arracher les claviers devant leurs nombres de signes, j'en profite pour vous parler de ce devoir obligatoire qui fait aussi lieu de partiel (asserti d'un oral de présentation), et qui obsède tous les deuxième années depuis quelques jours (/semaines /mois), j'ai nommé : la fiche de relecture, à rendre pour demain 13h.


Mais quel est-ce nom barbare, me direz-vous. J'avoue que j'ai moi aussi mis un certain moment à comprendre : relire quoi ? Ne faudrait il pas alors commencer par lire ? Sortis de la basique fiche technique, deux pages, deux parties, deux sous parties, et une bibliographie aussi fake que pédante, on est tous un peu intrigués...


En fait, il n'est pas du tout question de lire. Il s'agit de penser. Et l'exercice, somme toute, est simple. On peut choisir le sujet qui nous chante, tant qu'il est un minimum en rapport avec le cours d'Histoire et Droit des Etats, cours dont le programme, je tiens à le préciser, s'étend de l'Antiquité à plus ou moins nos jours, histoire de faire concis. Je n'y ai d'ailleurs que rarement mis les pieds, sans compter que la conférence associée était assoupissante au possible.


Donc voilà, sujet libre, et développez une pensée, celle que vous voulez, comme vous voulez, du moment qu'elle est inédite, et digne d'être publiable, rien que ça ! Ah oui et aussi, une contrainte, quand même, histoire de, et quelle contrainte... 5000 caractères, espaces non compris, ni plus, ni moins (bon si quand même, tu peux déborder jusqu'à 5010, ah ah ah).


Alors voilà, la préoccupation essentielle, au final, plus que de développer chacun notre propre blabla (car pour ça on est plutôt doués dans la maison), c'est, depuis 24h, de compter et recompter les signes, de reformuler, de couper, de bas-de-page noter (eh oui, elles ne sont pas comprises dans le calcul), sans oublier les heureux utilisateurs d'OpenOffice (suivez mon regard... eh oui moi même) qui ne peuvent compter le nombre de signes qu'avec les espaces, pour faire, au final, moins de quatre pages, et tout ça en double interligne, quoi. Autant dire qu'on s'amuse comme des petits fous.


Ah oui, et moi, j'ai fait ça sur les Kurdes. Ouais, ça m'a pris comme ça. Ou pas.

lundi 9 juin 2008

About Today


(enfin cet article sur ma musique du moment, avec bien du retard c'est vrai, mais les excuses je crois ne servent plus à rien ; je suis donc en retard, point.)


Au Menu Aujourd'hui :


plein de chanteurs à la voix grave, faut croire que c'est la faute à Miossec, faut croire aussi que c'est la faute à la mode.


# En entrée :


J'irai au Paradis du dernier album de Daniel Darc

Who built the Road d'Isobel Campbell et Mark Lanegan (la seule chanson qui vaille vraiment la peine de l'album)


(Par contre, pour des raisons que je ne saurais m'expliquer, si ce n'est qu'elles n'y sont pas disponibles, je ne trouve pas ces chansons sur deezer, et vous conseille donc de les écouter sur jiwa, mais là c'est l'inverse je n'ai pas encore trouvé comment faire le lien.... ...breeeeef)


# En plat principal :


The National

j'ai tout de suite beaucoup aimé ce groupe que, je n'ai pas honte de l'avouer, j'ai découvert dans la BO de l'épisode final de la saison 4 de Grey's anatomy (OUAIS BON). Si leur dernier album, Boxer, dont même Télérama parle n'est pas mal, je lui préfère largement Sad Songs For Dirty Lovers (oui oui oui je sais je suis prévisible), notamment celle-ci et celle-là. Mais surtout, surtout, SURTOUT, j'aime, que dis-je, j'adore leur EP Cherry Tree, notamment All Dolled-Up In Straps, ou Reasonable Man (I don't mind), sans compter que je suis totalement fan de About Today (c'est sur celle là notamment que s'est abatue ma monomaniaquerie musicale habituelle), bref, en gros, de tout l'album, quoi...


(ce que j'aime, c'est que je suis très objective comme fille).


# Et en dessert :


quelque chose qui n'a rien à voir, mais pourquoi ne pas finir sur quelque chose de différent, un bon vieux classique, comme un macaron chez Ladurée, ou un mi-cuit au chocolat aux Editeurs, mais bref, Dis, quand reviendras-tu, de Barbara, qui, depuis qu'elle a été reprise par une illustre inconnue pendant la semaine des arts, est restée calée au fond de ma tête... ...car tout le temps qui passe ne se rattrape guère, car tout le temps perdu ne se rattrape plus.

mercredi 4 juin 2008

The time you enjoy wasting is not wasted time (II)


Le temps que je vous écrive ce que j'écoute en ce moment, laissez-vous cliquer sur quelques liens hautement divertissants.


Si j'ai découvert il y a un bout de temps que les filles, mais aussi les garçons, saimal...


... je viens de découvrir aussi que certaines personnes ont une vraie vie de merde, ou VDM, pour les intimes.


Du genre « Aujourd'hui, avec le bahut, nous sommes allés à la déchetterie. C'est la seule sortie de l'année. VDM », ou, plus osé, « Aujourd'hui, je prends le métro et un inconnu très charmant s'assied devant moi. Echanges de regards timides, moment très romantique genre rencontre parfaite dans une comédie romantique. Je reçois un sms de mon copain : "Fais péter la lingerie, ce soir on baise !" VDM » Je valide, c'est une vie de merde !



En tous cas, fous rires (en amphi de préférence) assurés...

lundi 2 juin 2008

Heima




C'est l'histoire d'un groupe, Sigur Ròs, qui a une approche de la musique propre, et pour moi inédite. C'est l'histoire de musiciens généreux qui après un an de concerts partout dans le monde, décident de revenir à leurs racines. C'est l'histoire d'une série de concerts gratuits et non annoncés en Islande, leur point de départ. C'est l'histoire aussi d'une signature esthétique bien précise, particulière, entre la réalité islandaise et l'imaginaire des ombres et des jeux de lumière.


« Heima » signifie « Home », « Maison », et même, si l'on va plus loin, « le chemin du retour », je crois. Ce film est plus qu'un documentaire, et plus qu'un vidéoclip d'une tournée. C'est un guide plus ou moins intuitif, qui permet de comprendre un groupe, sa manière de faire de la musique, de la placer au centre de leur existence, et de la partager, pour s'évader.

samedi 31 mai 2008

Enfin fini...

Je ne sais pas par où commencer. Il y a eu tant de choses. C'est passé à une vitesse. Ce serait trop compliqué de tout vous dire, de tout vous écrire, de tenter de vous faire comprendre. Il aurait fallu que vous y assistiez, que vous sentiez l'ambiance, que vous voyiez la transformation, le changement, l'esprit et l'atmosphère particulière de l'événement.

Mais, pour faire bref, j'aurai, cette semaine, fait de la billetterie, découpé des brownies et réparti des macarons, vendu des tickets d'alcool à la soirée, aidé à brancher des sonos, peint et porté des étagères cartonnées le long du boulevard Saint Germain, assisté à une comédie musicale plus que digne de ce nom, lu des magasines so trendy en écoutant des compiles des Inrocks, dormi et souri à Lolo, allongée la tête à l'envers dans un des loftbags colorés, vendu des dizaines de t-shirts I love appariteurs, lancé des Richie dollars du haut de l'amphi Boutmy...

Mon corps porte encore les traces des nuits écourtées, d'avoir couru d'un endroit à l'autre pour des broutilles ou des problèmes à gérer, de m'être cognée ici et là, d'avoir porté et d'avoir tiré, et ma tête réfléchit encore à la force et à l'énergie que nous avons brassé, aux relations qui nous liaient et à comment elles ont évolué, à toutes ces émotions qui nous ont tous, tour à tour, traversées.

Au risque de paraître naïve, je crois qu'il faut aussi que je vous dise que, cette semaine, j'ai, simplement, un peu vieilli.