jeudi 14 juin 2007

Encore !


Il y avait longtemps !
Framboise, pour une fois,
pendant qu'Anne goûtait le chocolat.

"What, you ask, is a macaron? It's a delicate but explosive cream-filled, pastel-colored meringue cookie as cheery as an Easter egg and sweet as a stolen kiss. It's an indulgence, a passion, then an obsession. In other words, it's the ultimate French confection."

L. Itoi dans Time

mardi 12 juin 2007

Gala


Après le dernier cours d'histoire (snif) à 21h15, Morgane, Maëlle et moi sommes allées nous préparer chez Anne pour le gala... Junkfood, sèche-cheveux, fond de teint et photos dossiers à l'appui, tout ça dans le rire puéril et l'excitation futile, les photos sur facebook vous en diront plus.

Puis arrivée à l'Institut du Monde Arabe, rejointes par Caroline... Un sous-sol enluminé, des belles robes et de jolis costumes, des visages trop connus et tant d'autres jamais croisés, des ascenseurs de verre, un neuvième étage avec terrasse, un open bar...

Au niveau People, pas de trace de PPDA ou de Pujadas, Badinter quant à lui devait déjà être au dodo, et depuis longtemps, quand nous sommes arrivées en haut... Pas de Richie non plus, un Delhay lors de notre passage au vestiaire, qui s'est bien gardé de me reconnaître – et moi aussi, j'en conviens.

La nuit est passée vite, bien trop vite. Le taux d'alcoolémie est monté bien trop haut, une fois n'est plus coutûme, « Enjoy it now, because after college it's called alcoholism », dixit facebook !

Désolée pour les cravates ajustées « c'est une cravate H&M ? », pour les pieds écrasés, les verres piqués et les cigarettes empruntées... désolée pour les « salut, toi aussi t'es en 5A et t'as fait droit éco ? », pour tous les awkward moments, pour tous les noms hurlés à des gens qui n'ont aucune idée de qui je suis (facebook geek power), du genre « AHHHHH ARNAUD BERDOUUUUU » ou encore « AAAAAAAAHHHH CHARLES MAGDELAIIIINE » et enfin « AAAAAAAAAHHHH SARAH-LAURE BECKEEEER »... HUM !

Enfin, même si je tourne tout ça au ridicule, et même si je peux le paraître aux yeux de certains (n'est-ce pas Nicolas & Charlotte, no comment, merci !), la soirée fut belle, si belle, pétillante, folle, insouciante... ...Et surtout trop courte ! 4h, c'était vraiment tôt, pour une fois qu'on est restées, et aucun taxi à l'horizon, je suis donc rentrée avec trois mystérieux inconnus dont l'alcool a effacé les noms de ma mémoire...

dimanche 10 juin 2007

Update



Il y a longtemps que je n'ai pas écrit ici. Pas « vraiment » écrit. C'est que tout va bien. Et la vie des gens heureux n'intéresse personne, avait dit monsieur Fouillaron, prof de philo inoubliable de terminale L.

Enfin, « tout va bien »... c'est vite dit, comme toujours, est-ce que ça va jamais complètement bien ? Maiiiis j'ai pris le parti de ne pas me prendre la cabeza, de sourire, de me taire quand ça ne va pas, et je m'arrange très bien comme ça.

Quoi de nouveau ? Les cours se terminent. Enfin. Déjà. Je ne sais plus trop au juste. Mes cours préférés, à la fin de ce semestre, se sont révélé être les moins attendus. IP, qui l'eut cru, avec notre cher M. Waline, et sa "cinquième république Canada Dry" (l'odeur d'un régime parlementaire, mais pas le goût !)... Mais pas de pincement, pas de regrets, l'été arrive enfin, et avec lui plein de nouveaux projets.

Partir, loin, n'importe, à deux, à plus, en famille, ou pas. Partir en chantier d'été si je ne trouve pas de job (ce qui m'a bien l'air d'être le cas - j'avoue aussi que je ne me foule pas trop) - un peu d'humanitaire n'a jamais fait de mal à personne. Puis Partir en vacances au soleil et ne rien faire. Partir à l'inconnu en voiture jusqu'à Istambul (Quoi, j'ai pas le droit de rêver peutêtreuh ?!), ou simplement en weekend en Normandie. Partir en Espagne – il y a si longtemps que je ne les ai pas vus, la webcam et le téléphone ne suffisent plus, surtout avec les cousins triplés en prévision pour la fin de l'été...

Sur un autre ton, il y a eu vendredi dernier les résultats des admissibles en 2A. Pas mal de noms connus, ça fait plaisir ; dommage pour les autres... Demain soir le Gala, on n'en finit plus d'échaffauder des plans de changeage-chez, de apportage-de-robe-à, etc, etc, etc. Cette soirée promet, depuis le temps...

Et ce weekend ? Rien de très particulier... Un mémoire d'économie qui n'en finit pas d'être rédigé... Un cinquantième anniversaire, des amis d'enfance pas revus depuis trop longtemps, pour qui je resterai toujours « la petite », même si j'en croise parfois un en soirée, et même si « sciences po ça t'a trop transformée, je te reconnais plus.... » ; au menu vin rosé et macarons (entre autres, obviously, non on n'a pas mangé que du rosé et des macarons !), que demander de plus ?!... La finale de Roland Garros aussi, eh oui, Nadal a gagné, pour une fois que je ne suis pas pour le perdant... Je suis allée voter... Et puis, le reste...

Le temps passe, trop vite, encore une fois.

mercredi 6 juin 2007

Sombrero


Le ballet de Philippe Decouflé est magnifique. Une rêverie souvent drôle et parfois mélancolique qui joue autour de la question de l'ombre, des ombres, les notres, des formes qu'elles prennent et de ce qu'elles signifient.

Effets d'optique, images surdiffusées, lumière, musique, c'est une véritable symphonie visuelle. C'est plus que de la danse, c'est de la poésie pure à l'état corporel, ou de la poésie corporelle à l'état pur, c'est un voyage magique d'un peu plus d'une heure...

"(...) Le sombre héros surgit de la nuit. Il tire plus vite que son ombre. Hombre, quel est ton nombre ? Quel est le nombre des ombres ?
Il y a les ombres premiers ou décimaux. Il y a les ombres chinoises, les ombres sombres, les ombres lumineuses. Les ombres portées, les ombres îles du monde. Les ombres d'un doute...
Je suis comme mon ombre, partout où je vais elle est là, partout où elle va je suis là ; je ne suis que l'ombre de moi même ; un corps c'est toujours avec son ombre, un corps sait qu'une ombre n'est pas un corset.
Tout un chacun a une ombre, toute ombre a un chacun. Que font nos ombres lorsque nous avons le dos tourné ? Ombres, où êtes vous la nuit ? Mais au fait, on dit un ombre ou une ombre ? Il ou elle ? Mon nombre : il, ou mon ombre : elle ?"
(Christophe Salengro d'après Claude Ponti)

Sombrero, jusqu'au 16 juin au théâtre de Chaillot

Jeu, Set et Match


Après-midi à deux à Roland Garros...

Deux simples dames, un simple messieurs.
J. Jankovic vs. N. Vaidisova : 6/3 - 7/5
M. Sharapova vs. A. Chakvetaze : 6/3 - 6/4
N. Davydenko vs G. Canas : 7/5 - 6/4 - 6/4

Un temps juste parfait, pas trop chaud, et le soleil le plus agréable de la fin d'après-midi (de quoi utiliser mes belles lunettes de soleil, huhu) ; un public enthousiaste, notamment grâce à la masse d'Argentins venus "sauver Willy" (hahaaaa très drôle, mais c'est pas de moi ! Willy => Guillermo Canas), bref un public toujours prêt à défendre le plus faible, au point même de faire la ola (bon, ok, aussi parce qu'on n'allait pas être à Roland Garros et pas faire la ola, non ?!)...

Nous avons aussi vu un peu du tournoi junior, et d'un double où s'imposaient les jumeaux Brian, et puis quelques tennismen qui s'entraînaient deci delà (ie Henri Lecomte).

Bref, un après-midi tout simplement génial...

dimanche 3 juin 2007

Coïncidence, bizarrerie.



Un vendredi soir, dans un retaurant, un couple entre pour diner. Ils sortent du cinéma. Ils ont vu un joli film, de ceux qui mettent de bonne humeur, il fait beau, la nuit est encore un peu fraîche.

Le quartier de Saint Germain des Prés commence à s'animer. Il est tard, mais le restaurant est encore plein, les petites tables sont serrées, la lumière tamisée. Ils commandent. Commentent le film. Les serveurs s'affairent. Il ne reste plus de dorade. La table à côté de la leur est prête, et un autre couple ne tarde pas à s'y installer.

Elle est blonde et maquillée, lui brun et mal rasé. Ils parlent anglais. Les premiers les observent. Vient-il d'arriver pour la rejoindre ? Se sont-ils retrouvés à Paris ? Sont-ils en voyage en amoureux ?... Mais tandis que les deux étrangers terminent leur entrée, ils règlent, et se lèvent. L'heure tourne. Fin de soirée...

***

Le lendemain, samedi. Ils voulaient aller à un concert, mais il n'y avait plus de places. Ils ont marché dans Paris, se sont promenés, perdus, retrouvés. Ils ont pris le métro, changé. Arrivés rue Oberkampf, traversée dans les deux sens ; ils sont finalement entrés dans ce bar brésilien à la musique entraînante.

Ils sont accoudés au bar, face à la femme qui chante, danse et rit, en préparant les boissons. Elle sirote un cocktail rose au martini, et lui un cocktail sucré à la noix de coco. Elle joue avec le sucre du bord du verre, ils rient, ils disent des idioties, et puis s'embrassent, aussi...

Et voilà qu'un deuxième couple entre, et s'asseoit à côté. Elle est blonde, plus décontractée. Il est brun, rasé de près. Mais oui, ce sont bien les mêmes. Coïncidence. Bizarrerie. Ils ne les ont pas reconnus. Du moins, pas tout de suite. Et puis ils ont échangé quelques mots. Tout le monde a souri. Puis chacun de son côté. Nouveaux paris. Sont-ils américains ? Newyorkais ? Comment s'est finie leur soirée ? Comment se fait-il qu'ils se soient retrouvés ? Et qu'est-ce que cela peut bien signifier ?...

Et puis ils sont partis, les premiers, cette fois encore. Un petit sourire, un aurevoir, non sans avoir avant demandé d'où ils venaient. Elle d'Ecosse et et lui d'Australie, réunis à Paris.


« C'est un petit monde », a dit la Blonde, avec un sourire.

samedi 2 juin 2007

Les Chansons d'Amour


« Toutes les chansons d'amour racontent la même histoire : "Il y a trop de gens qui t'aiment"... "Je ne pourrais pas vivre sans toi"... "Sorry Angel". Les chansons d'amour racontent aussi cette histoire-là. »

Ca n'en disait pas beaucoup, mais j'avais envie d'y aller dès le début. Et puis les critiques, les blogs, le prof de lecture, tout le monde a aimé, alors...

Beau film, comédie musicale légère, enjouée, ennivrante... qui parle de sujets si graves mais qui est pourtant si loin de dramatiser. Louis Garrel est le brun ténébreux dont le charme agit seul, et Chiara Mastroianni est toujours aussi belle. Ludivine Sagnier en petite chieuse amoureuse ; Clotilde Hesme, une découverte pour moi.

Très belles chansons d'Alex Beaupain, interprétées avec malice ou mélancolie par les différents acteurs, que je vous laisse le soin de découvrir là. Et là vous trouverez un live à Cannes...

Une toute petite réserve, sur la fin... « aime-moi moins, mais plus longtemps », je ne suis, comme qui dirait, pas d'accord...

Petit salaud, ton jeu est clair
Tu veux tout sans rancune
Le beurre, le cul de la crémière
Deux pour le prix d'une...

Atget, rétrospective


Le vieux Paris, le Paris du début du siècle. On reconnaît certains endroits. On se rend compte des changements entraînés depuis par les destructions et reconstructions influencées par les idées haussmanniennes (wouhou, pour une fois que je peux replacer un exposé d'histoire !).

Eugène Atget a pratiquement tout photographié. Prises par séries, les photos sont regroupées en albums thématiques.
Les petites rues, les cours d'immeubles, les portes cochères, les escaliers... Mais aussi les petits métiers : le vendeur d'abat-jours, le vendeur d'ustensiles de cuisine, le vendeur de moulures... Les enseignes et lieux animés : cafés, magasins de chaussures, marchés, maisons closes... Puis les intérieurs : salles de bain rudimentaires des appartements ouvriers, son bureau... Et aussi les gens du voyage, dans « la zone » entre la Ville et les fortifications, porte d'Italie...

Il reste un mois pour aller voir cette exposition, alors si vous aimez Paris, allez-y...

Atget, Rétrospective
BnF - Site Richelieu
jusqu'au 1er juillet